Lauth, H o mer und Ægyptcn
4. Chabas, Voyage d'un Égyptien, Réponse à la critique, p. 99 [; cf. t. III, p. 333, de ces Œuvres diverses].
LES PASTEURS EN ÉGYPTE
et les monuments écrits de l’Égypte. Les papyrus nous ont montré les Hébreux occupés au charroi des énormes pierres employées pour la construction de certains temples dans la Basse-Égypte1.
D’un autre côté, la liste des villes syriennes et palestiniennes connues et fréquentées par les Égyptiens avant l’époque de Moïse s’est considérablement accrue2. C’est dans les hiéroglyphes que se trouvent aujourd’hui les titres les plus authentiques de l’extrême antiquité de quelquesunes d’entre elles. On a dû reconnaître en particulier que l'époque assignée par l’histoire classique à la fondation de Tyr sur son ilôt de rochers est inexacte, et doit être notablement reculée.
A côté de ces faits historiques, qui se réfèrent à des nations connues, les égyptologues ont bien plus souvent à en signaler d’autres, plus anciens encore et se rapportant à des peuples dont les traditions classiques n’ont pas conservé le souvenir. Des nations policées et puissantes ont précédé les Chaldéens et les Babyloniens, mais, comme elles ne possédaient pas les pierres éternelles, ni le papier inaltérable de l’Égypte, elles ne nous ont rien transmis de leur histoire, en dehors des mentions que les Pharaons ont jugé à propos de faire inscrire sur les monuments de leurs victoires, et de quelques rares citations éparses dans la correspondance des scribes. Mais, quelle que soit l’insuffisance des documents, l’existence de ces nations antérieures à toute histoire n’en est pas moins réelle. Il faut qu’on l’admette et qu’on introduise dans l’enseignement des modifications devenues indispensables. Toutefois, il n’est pas nécessaire de précipiter les solutions méthodiques, parce que d’une part les monuments connus ne sont pas tous expliqués, et qu’en second lieu, un grand nombre de documents sont encore inaccessibles ou
1 . Chabas, Les Hébreux en Égypte, Mélanges ègyptoloqiqucs, lre série,