Ægyptischc Chronologie, cin kritischcr Versuch
4. Étude sur la série des rois inscrits à la Salle des Ancêtres de Thothinès III.
5. The Ægyptian Dynasties , Journal of Sacrcd Litcrature, 1863 et 1864.
6. Mariette, Renseignements sur les Apis, dans le Bulletin de
VA thènœum français .
LES PASTEURS EN ÉGYPTE
beaucoup plus précaire. Ici, il faut tailler à grands traits.
On peut cependant saisir dans cette phase historique, dont la durée a été fort longue, quelques groupements de consistance suffisante : par exemple, l’époque de la XIIe dynastie, qui nous a laissé des monuments et des papyrus. Cette dynastie, qui compte huit rois, a occupé le trône pendant 213 ans'. Manéthon enregistre ensuite, avant d’arriver aux Pasteurs, une XIIIe dynastie, diospolite, de soixante rois et une XIVe dynastie, xoïte, de soixante-seize rois, mais il ne cite aucun des noms de ces familles, pour lesquelles il faudrait trouver un espace de 937 ans, ou tout au moins de 484 ans, si elles ont été contemporaines. Quoique cette contemporanéité soit peu vraisemblable, surtout dès le début de la XIIIe dynastie, il est prudent de ne point accepter ici le chiffre le plus élevé. M. de Rougé a d’ailleurs signalé des preuves monumentales de la puissance des Sevekhotep, qui régnaient en maîtres depuis les rives de la Méditerranée jusqu’aux confins de la Nubie. Il a montré aussi, en expliquant une stèle du Musée de Leyde, que ces Pharaons ont été les successeurs immédiats de ceux de la XIIe dynastie. Nous sommes donc bien encore sur le terrain des réalités historiques.
Entre Ménès et Amenemha Ier, le premier Pharaon de la XIIe dynastie, les listes de Manéthon placent plus de cent règnes. Ce chiffre considérable a effrayé les chronologistes, qui se sont efforcés de l’atténuer, au moyen de l’exclusion de certaines dynasties supposées collatérales. Le procédé est loin d’offrir une base solide. Tout au moins il n’est plus possible de contester les 58 Pharaons antérieurs à Amenemha Ier, dont la table d’Abydos nous a livré les cartouches intacts. Or, comme on l’a bien fait remarquer, ces listes monumentales n’ont pas été dressées dans un but historique. Le Pharaon, qui les faisait graver, n’avait point en