Voir ci-devant, p
LES PASTEURS EN ÉGYPTE
et de la restauration des édifices ruinés par l’invasion. Deux inscriptions trouvées dans les carrières de Massara constatent, en effet, qu’il entreprit, dans la vingt-deuxième année de son règne, la reconstruction du temple de Ptah à Memphis et de celui d’Ammon à Thèbes’.
Le règne de son successeur Amenhotep-Serka-Ra (Aménophis Ier) ne paraît pas avoir été exposé à des troubles graves. Bien que les monuments de cette époque ne soient pas nombreux, il en subsiste suffisamment pour démontrer que les pompes royales et religieuses avaient dès lors pris un grand développement2. Aménopliis Ier ne négligea pas les travaux du grand sanctuaire de Karnak, commencés par son prédécesseur3 4. Nous ne connaissons pas d’autres guerres entreprises par ce pharaon que l’expédition contre l’Éthiopie, mentionnée dans la douzième section de l’inscription d’Ahmès. Il s’agissait, comme l’a bien fait remarquer M. Brugsch1, d’une guerre de conquêtes et non pas de la répression d’une rébellion ou d’une attaque contre l’Égypte. Cette circonstance nous montre qu’Aménophis Ier, tranquille du côté du Nord, ne craignait pas d’entreprendre en personne la direction d’une expédition militaire dans l’extrême Sud. Le roi remonta le Nil, sous la conduite de notre capitaine de marins, mais l’ennemi fut attaqué sur terre, et notre officier se trouva chargé du commandement d’une troupe de fantassins. L’ennemi vaincu et massacré, Ahinès ramena le roi vers l’Égypte et reçut en récompense de sa vaillance un collier d’or et plusieurs esclaves. Puis on le nomma Combattant du Roi, c’est-à-dire qu’il fut admis dans l’escorte armée du pharaon, C’est ce que nous apprend la treizième section de l’inscription.
Nous trouvons dans les états de service d’Ahmès Penneb
1. Lepsius, Denkmàler, III, pl. 3; Brugsch, Histoire d’Égypte, p. 85.