‹ Œuvres diversesChapitre 249 sur 273 · On pourrait croire qu’il est question du groupe O · texte numérisé non relu

On pourrait croire qu’il est question du groupe O

\ 2r , compter les ouvriers. Mais il n’est pas du tout probable qu’on

ait employé à compter les ouvriers presque autant de jours que ceux pendant lesquels on les a fait travailler. C’est pour cette raison que je n’ai jamais pu admettre cette interprétation. Mais il y a déjà longtemps

que j ai songe au groupe

chômage des

.. JMnt,

ouvriers, et je vois avec une véritable satisfaction que M. Chabas a émis la même opinion. — J. Lieblein.

LETTRE A M. J. LIEBLEIN

Nous avons déjà acquis la certitude que notre papyrus note les jours de travail et de chômage de certains travail¬

lions possédions le com-

leurs nommés

mencement du manuscrit, nous y lirions probablement l’indication précise de la nature du travail auquel ces travailleurs étaient assujettis, et du lieu où ils étaient employés. Ce nom de Kati s’applique à toute espèce de manouvriers : aux moissonneurs comme aux constructeurs, et à ceux qui manient l’aviron de la barque; quelquefois ils sont désignés

par l’expression composée ils avaient un chef spécial, le

Kati, le chef ouvrier.

Il est très vraisemblable que nous avons affaire ici à des manouvriers employés à toute espèce de travaux et même aux travaux les plus grossiers; par exception, notre papyrus, abandonnant sa marche habituelle, nous explique que, le 7 Épiphi, les Kati furent employés à amasser des pierres à la porte du quartier funéraire royal. C’est probablement parcequ’il était particulièrement pénible que ce travail a été jugé digne d’être pris en note. D’autres mentions du papyrus nous apprennent clairement que la brigade d’ouvriers que concernent les notes quotidiennes, était affectée au service du uru ; elles suppléent ainsi au préambule explicatif qui nous manque.

M. S. Birch, dans son étude sur le Papyrus Abbott1, nous a expliqué que le Kher, était le quartier funé¬

raire, l’ensemble des bâtiments et hypogées dépendant d’une même sépulture ou d’un groupe de sépultures. Le Kher royal formait un emplacement spécial que le Papyrus Abbott nomme le Kher très auguste des millions d’années du roi à l’occident de Thèbes. Ce même document cite aussi le

1. Reçue archéologique , 1859 [; cf. t. I, p. 283-284, de ces Œucres diverses].

LETTRE A M. J. LIEBLEIN

Kher de la reine Isis; cependant les rois, les reines, les mères royales, les fils royaux sont dits reposer dans le Kher très auguste. Il y avait dans tous les cas des Kher de plusieurs espèces; l’inspection que relate le Papyrus Abbott s’étendit à plusieurs d’entre eux.

Notre manuscrit cite le Kher royal (pi. 4, 1. 21) une seule fois; dans quatre autres passages, la mention du Kher n’est accompagnée d’aucune expression explicative.

Nos Kati étaient des travailleurs du Kher. C'est ce qui résulte du fait rapporté à la date du 29 et du 30 de Paoni : les ouvriers, se trouvant insuffisamment nourris, avaient fait des réclamations et l'affaire avait été portée devant les magistrats compétents, qui y donnèrent une solution favorable; il fut ordonné au scribe Schauab de faire donner du

blé aux hommes du Kher ^ hè

A l’entretien du Kher étaient affectés des travailleurs d’ordres divers, savoir :

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