‹ Œuvres diversesChapitre 261 sur 273 · Les intendants de finance ^ exerçaient · texte numérisé non relu

Les intendants de finance ^ exerçaient

une surveillance personnelle dans le Kher. La visite d’un de ces fonctionnaires est notée à la date du 5 Épiphi.

12. La porte du Kher est mentionnée (pl. IV, 1. 21). C’est là qu’on amassait les matériaux pour la construction ou les réparations des bâtiments compris dans l’enceinte. Des por-

r n J étaient préposés à la garde de cette porte; deux de ces portiers furent envoyés à la ville pour chercher un serviteur.

13. De même qu’il y avait des menuisiers dans le Kher, on y trouvait aussi des ouvriers en métaux

l’un d’eux, nommé Irirès’, reçut de l’or et de l’argent, à la date du 3 Épiphi (pl. IV, 1. 8).

Tels sont les fonctionnaires et les ouvriers que notre papyrus nous montre, soit employés dans le Kher, soit en rapports quelconques avec l’administration de cette localité; beaucoup d’autres individus sont nommés, mais sans désignation de fonctions. Nous ne pouvons nous former aucune idée du rôle de ceux-ci que par l’explication des mentions que le texte leur consacre. Je vais essayer de déterminer le sens de ces mentions, que leur brièveté et le manque de documents analogues entourent d’une certaine difficulté.

Nous avons vu que le scribe du papyrus s’est presque toujours borné à indiquer sommairement que les ouvriers avaient travaillé ou avaient chômé; très rarement il spécialise le lieu et la nature du travail opéré; cependant notre document contient beaucoup d’autres mentions dans lesquelles entrent des énumérations de denrées diverses. Les

1 . Ce nom œil èccillê est assez remarquable; un artiste, dont le monument funéraire est au Musée du Louvre, portait celui de Irisen , qui peut signifier œil double. Un personnage, mentionné dans notre papyrus, était appelé Katot, Longue-main.

LETTRE A M. J. LIEBLEIN

trois plus fréquentes pivotent sur les groupes jl §

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sehout, et __ n A ■ Etudions d’abord les

deux premiers.

Comme ces mots précèdent toujours des listes d’objets, il est tout d’abord vraisemblable qu’ils indiquent la réception ou la distribution de ces objets, et comme, aux mêmes dates,

et ^ ^ sont employés l’un après l’autre, et

tous les deux suivis de l’indication d’objets semblables, sauf les quantités qui diffèrent le plus souvent, on est à priori amené à penser que l’un des groupes marque la réception et l’autre la distribution.

Les comptes des Papyrus de Leyde ne font pas usage de ces expressions; on y trouve pour la réception J] , en,

apport; quant à la distribution, elle est notée par les differentes formes du verbe 4-, donner, et le plus souvent par

le participe ^ ; il en est de même dans les Papyrus

Rollin, où le verbe LLT ^ shp, recevoir, prendre, exprime la réception des objets. Ces divers termes, dont la valeur est sûrement connue, ne peuvent donner lieu à la moindre hésitation; on conçoit toutefois qu’ils pouvaient être remplacés par des synonymes, et quelquefois aussi par des expressions plus ou moins voisines de signification, mais appropriées à certains cas particuliers. Tel est le cas, à mon

avis, de l’emploi du mot n , pour l’enlevage des

bois de service déjà déposés dans des locaux provisoires1, et de celui du mot L =4 pour X enlevage des grains

pris dans le grand grenier de Memphis2. Ces deux groupes sont synonymes dans cette acception, qui dérive de celle de délivrer, sauver, eripere. Mais il faut bien se garder

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