‹ Œuvres diversesChapitre 20 sur 281 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

0 Père éternel ! votre Providence gouverne toutes choses et rien ne se fait que par votre volonté, hormis le péché. C'est entre les bras et dans le sein de cette douce Mère, et par ses divins attraits, que, dès longues années, j'ai consigné, abandonné et remis sans aucune réserve tout ce que je suis et serai à jamais, pour le temps et pour l'éternité, lui ayant donné le soin et lui laissant, derechef, pour tout ce qui regarde ma vie, ma mort, mon honneur, et, bref, tout, pour en faire disposer et ordonner selon son bon plaisir, et de toutes autres choses qui sont hors de moi, ne me réservant que le seul soin de tenir mon esprit dans cette très-simple remise et unique regard de Dieu, unité en Dieu, et de parfaite confiance et repos en sa bonté et fidélité de son amour, sans mélange d'aucun acte ni recherche d'autre vue, connaissance ni satisfaction, sinon quand il plaira à sa bonté de me le donner, protestant à mon Dieu, que, moyennant sa grâce, sans laquelle je ne puis rien, que jamais, volontairement, je n'arrêterai mon esprit hors de là, et la ramènerai promptement et simplement, quand je m'apercevrai qu'il en sera dehors, ainsi que mon Bienheureux Père m'a commandé d'y être fidèle. M'étant ainsi remise en Dieu, à son entière disposition, je ne dois plus rien vouloir, ni désirer, ni refuser, mais suivre simplement le vouloir de Dieu, recevant indifféremment tout ce qui m'arrivera de sa douce Providence, y acquiesçant très-simplement, remettant à son soin toutes les choses petites et grandes qui m'arriveront et dont il me commettra la conduite, y faisant tranquillement ce que je pourrai, mais surtout les lui recommandant souvent, et m'appuyant surtout en son aide; puis, j'acquiescerai à ce qu'il lui plaira qui en succède; et les affaires et autres événements plus difficiles et sca-

breux, je les remettrai au plus secret de sa divine Providence. Amen.

Je supporterai, avec compassion, le prochain, sans m'aigrir de ses fautes ni péchés, considérant que si Dieu ne m'aidait je ferais pire; je lui ferai tout le bien que je pourrai et jamais aucun mal, moyennant la grâce divine. Amen.

[Suivent deux autres billets que l'on supprime parce qu'ils se retrouvent dans le Petit Livret sous les numéros 53 et 58. )

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