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SA CONDUITE DANS LE GOUVERNEMENT DE SON DIOCÈSE

Ad quadragesimum septimum articulum respondit :

Je dis que c'est une voix publique que notre Bienheureux tenait sans faillir tous les ans le synode avec très-grande utilité, et faisait des prédications si pleines de zèle , qu'il émouvait tous ses prêtres à bien faire.

J'ai souvent ouï dire qu'il faisait les Ordres aux temps ordonnés par les saints canons, et jamais il n'y manquait étant dans son diocèse, comme je pense.

Je sais aussi qu'il faisait ses visites fort exactement par tout son diocèse, et qu'il y a eu du travail sans fin, étant contraint de cheminer souvent à pied parmi ces hautes montagnes et rochers inaccessibles, dont il avait les pieds tout écorchés, sans que jamais toutefois, ainsi que m'ont assuré les témoins oculaires et dignes de foi, il n'en témoignât aucun chagrin ni ennui. Il plaignait fort le mal de ceux qui étaient avec lui, mais non jamais le sien. Il était tellement las de corps et d'esprit, le soir, qu'il ne savait se remuer; et le lendemain il était des premiers à travailler.

Il régissait saintement et avec très-grand soin et diligence son diocèse. Pour moi, je crois qu'il y a peu ou point de diocèse où les ecclésiastiques, les religieux et laïques vivent plus exemplairement et dévotement qu'en celui de Genève; et surtout en cette ville d'Annecy, l'on y voit reluire une dévotion extraordinaire, tant en la fréquente réception des saints sacrements, et assistances aux églises, qu'en la bonté du peuple qui y vit fort en la crainte de Dieu, supportant doucement leurs afflictions, et le tout par les bons exemples et saintes instructions de leur Bienheureux Prélat.

Et, bref, c'est une vérité publique, qu'il était un vrai père, pasteur très-vigilant, et qui a accompli ce qui était de sa charge avec toute perfection, à la très-grande gloire de Dieu et édification de tout le peuple qui l'aimait et révérait comme un saint, tel qu'en vérité nous le croyons.

Je sais que souvent il allait çà et là par son diocèse qui était fort grand, pour les nécessités et besoins des églises et de son peuple en particulier, comme il fit un peu avant son décès pour aller confesser un vieillard qui était, comme je crois, à l'un des bouts de son diocèse, lequel se mourait, et ne se voulait confesser qu'au Bienheureux. Et ceci est vrai, notoire et public.

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