‹ Œuvres diversesChapitre 237 sur 281 · APRÈS LA PROFESSION, DANS MA PREMIÈRE REDDITION DE COMPTE · texte numérisé non relu

APRÈS LA PROFESSION, DANS MA PREMIÈRE REDDITION DE COMPTE

Ma fille, me dit-elle, vous avez promis à Dieu de grandes choses ; mais il vous en a promis d'incomparablement plus grandes. Rendez-lui fidèlement vos vœux, et sa divine bonté ne vous abandonnera jamais. Il demande de vous la fidélité en

tout et, partout, et, si je l'ose dire, une vertu au-dessus du commun. Après la voix de votre Epoux, la mienne ne mérite pas d'être écoutée. Je vous avoue, néanmoins, que je serais extrêmement mortifiée, si je vous voyais vous contenter d'une vertu médiocre. Que vos bons propos soient pour vous une chaîne de diamants, que rien au monde ne puisse rompre, et pour vous rendre cette fidélité aisée, ne vous répandez au dehors qu'autant que la charité et l'obéissance souffriront que vous y paraissiez.

La présence de Dieu doit faire maintenant la principale , et, pour ainsi dire, votre unique occupation. Cependant, quelque occupée que l'on soit de cette divine présence, j'approuve fort que l'on fasse les trois actes suivants à la sainte messe : déclarez humblement vos péchés avec le prêtre, quand il dit le Confiteor, vous avouant criminelle devant Dieu; offrez-vous au Père Eternel, en la compagnie de son cher Fils, lorsqu'il daigne se montrer au peuple entre les mains de son ministre ; et quand celui-ci sera sur le point de consommer les divines espèces, abandonnez-vous à l'ardeur de votre cœur, soit que vous participiez réellement, ou par désir, à ce sacrement adorable.

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