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Parties communes aux deux inscriptions

l** registre.

Série droite (ouest) .

Le ROI est d'abord en présence du dieu Horus ; il adore en lui (( le vengeur de son père », le dieu victorieux. Au tableau suivant, le roi revêt les deux plumes de la justice comme diadème. On sait que c'est la coiffure de Ptah dans son rôle de grand dieu solaire, non plus le dieu préexistant, le dieu avant le matin de la Création, mais le dieu qui éclaire son œuvre créé avec art et vérité; c'est aussi la coiffure d'Osiris quand il a reçu le ma. Son hommage s'adresse à Ptah emmailloté, dans un naos, les pieds sur la coudée ; il est qualifié le « maître du ma », c'est-à-dire, de l'harmonie de l'équilibre des forces, qui maintiennent la Création. Ainsi le roi, en revêtant les deux plumes de justice, s'est donné les attributs du Ptah solaire, successeur du Ptah souterrain ; il retourne l'hommage à sa forme première et sert ainsi de trait d'union avec le tableau précédent qui nous rappelle la victoire et la Création créée. L'hommage ne s'adresse donc plus à la nature créée, mais aux forces qui l'ont créée, dans la personne du dieu qui les personnifie. Mais le dieu Ptah qui rappelle ces forces n'est autre chose que le dieu lui-même à la renaissance duquel il fallait concourir, et qui dans le temple a nom Osiris. En effet, le tableau suivant nous montre le dieu du mâ-kherou, portant non plus le diadème atef, symbole de ses évolutions mythologiques, mais les deux plumes ma qui rappellent que ce n'est plus seulement les forces cachées qui sont les ouvriers de la Création, mais que tout vient de la vérité, de la justice, de l'harmonie, ou plus matériellement de la lumière, et dans un rôle plus magique, par la science divine, \emâ. Cette Création, sans cesse renouvelée par la vérité, rend hommage au dieu dont elle dérive, sous les traits du roi offrant l'encens qui vient de l'Est, et revêtu du diadème compliqué que prend parfois le troisième personnage de la triade, et qui caractérise les idées de transformations, de renaissances, de reverdissement, de jeunesse.

254 LE TEMPLE D'aPET

Dans un temple exclusivement consacré à Osiris, la série des tableaux devrait s'arrêter là ; mais ce petit monument est consacré à l'engendrement d'Osiris. La pensée du prêtre s'élève donc plus haut. Il adore le sein qui a porté pour la première fois et qui porte chaque nuit le grand dieu, sous la forme d'une déesse du type d'Hathor et sous le nom de

^^■'^ « la grande Apet », la génératrice universelle, qui

réenfante par une évolution régulière et étemelle. C'est sans doute pour caractériser ces idées que le roi lui offre le signe

symbolique Sc6;

Telle est la série de droite ou, géographiquement, la série de l'Ouest.

On le voit, il y a entre les divers tableaux une filière d'idées, une connexion bien entendue. L'étude des temples rend ce symbolisme facile à constater. Souvent les intermédiaires sont plus nombreux; des inscriptions encadrent le tableau et en donnent la clef. En un mot, le prêtre égyptien gravite toujours dans le même ordre d'idées; il suit la marche que nous venons d'indiquer, avec des détails plus ou moins divers, des développements plus ou moins étendus. Quand les renseignements précis manquent, il est donc encore cependant possible de suivre la pensée du scribe.

Série gauche (est).

Au-dessus de la porte se trouve le tableau suivant : Dans un buisson de fleurs de lotus, un épervier, Horus, coiffé du pschent, et perché sur Temblème de la réunion des deux régions^ placé entre deux déesses armées de couteaux. L'une d'elles a la forme d'Apet ; l'autre est représentée sous la figure d'une lionne. Cesont deux formes d'Isis, comme mèred'Horus

et comme épouse d'Osiris. jj^^^^^ ^^HAf

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