Voir Lepsius, Denkm., IX
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comme Ptah est lui-même une décomposition de la divinité dans son expression la plus exacte. Ils tiennent entre leurs mains les emblèmes des souhaits qui s'adressent au cadavre : la vie ; le sceptre qui distingue les dieux des déesses (immunité, victoire sur la destruction, et l'emblème par excellence d'Osiris à Mondes et à Abydos, le ïï, en rapport avec
l'inondation.
Les premiers sont les dieux qu'on a appelés dieux élémentaires (Lepsius, Z)/e Gôtterder vierElemente); onles rencontre généralement au nombre de huit (quatre dédoublés). Ce sont
jj , ^"^ 3 et *' J| , personnifiant l'immobilité
et l'uniformité, les espaces infinis, l'éternité, les ténèbres d'où sont sortis la forme définie, le mouvement, l'espace limité, le temps, la lumière. Quant aux Ka, ils sont au nombre de quatorze d'après une inscription de Philae citée par M. Mariette ; le temple de Dendérah et celui d'Edfou nous donnent aussi des listes de quatorze Ka mâles et nécessairement aussi de quatorze Ka femelles correspondants. Ces Ka forment ce qu'on pourrait appeler les facultés composant la personnalité divine.
Il faut avouer que le nombre de quatorze est plus symbolique que scientifique, et que le choix fait peu honneur à l'analyse- philosophique des Égyptiens. Nous sommes loin des Grecs; nous verrions là plutôt une liste des avantages à souhaiter à un grand seigneur égyptien que les facultés d'un dieu.
L'analyse divine scientifique n'a jamais été le partage des Egyptiens: toute leur philosophie a une source empirique, et n'a jamais été formée d'une théorie proprement dite. Elle se compose de l'immatérialisation des phénomènes de la course solaire, d'un panthéisme vague qui est venu s'y greffer et s'y développer, par l'aspect de la nature. Au fond, le thème
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est toujours le même; le développement si compliqué en apparence tient aux jeux du symbolisme. Les Égyptiens jouent avec les faits devenus des mots comme avec des chifiEres, bien plus qu'avec des idées analytiques.
Voici la liste des quatorze Ka donnée par M. Mariette ; la même que celle que Ton trouve à Edfou.
-Q^ l'esprit; ^>r^ la force; ^[J la gloire; | U ^« puissance;! \j la prospérité; ^^U l(^ nourriture; ^\J la richesse; . . les dons funéraires ; . . la vue; A |J V abondance; yAJla stabilité; J^j Vouïe; . . le sentiment; . . le goût\
En même temps que la divinité est douée de ces facultés, elle les transmet et elles forment bien dans leur ensemble le bonheur tel que le croyant ambitieux peut rêver de l'obtenir ici-bas.
Le scribe s'est contenté de mettre ici quatre Ka dont les
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Ajoutons pour terminer qu'il a introduit dans la bouche de chacun de ces personnages une réponse à l'offrande du roi; c'est une de ces formules banales et consacrées, qui sont l'un des appendices de la décoration. Chaque divinité offre au roi un don 'nullement en rapport avec sa personnalité, et qui forme une série de souhaits qu'on peut adresser à un roi.
En résumé, la chambre du Sud nous représente le ciel de l'Est où trône la divinité rajeunie et victorieuse; on y célèbre ladivinité elle-même dans les puissances divines actives qui ont concouru à l'accomplissement du grand mystère. En
1. Dans Toriginal, tous les signes qui rendent la qualité exprimée par Tun des Ka sont intercalés dans l'espace compris entre les deux bras levés IJ. — G. M.
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tant qu'il renaît, Horus vainc Tennemi et il résume en lui toutes les forces qui ont ramené le soleil éblouissant audessus de la double montagne de TEst. En pénétrant dans la chambre, nous verrons quelle forme plus mystique la pensée du prêtre a revêtue.
Texte surmontant la corniche de la porte :
Le ROI DU SUD : Od^^l] ^ (aHl^j ril ^^^^^ ^^ ^ ^* ^; derrière lui 5jy<|>^2
Divinités :