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1. Les signes placés entre parenthèses sont communs aux deux inscriptions.
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Le fond de la salle est occupé par une niche que je décrirai en son lieu, et c'est vers elle que convergent les motifs de décoration qui se développent à droite et à gauche, à partir de la porte.
Les bas-reliefs du premier registre sont extrêmement mutilés. On reconnaît cependant que, dans Tune et l'autre série, la première pensée du prêtre, dans la chambre proprement dite de Tengendrement d'Osiris, a été d'affirmer que le dieu qui va être engendré n'est point une divinité nouvelle, mais qu'il est le même que le dieu père, et cette affirmation se traduit par une adoration au dieu de la génération, Khem ithy phallique, qualifié « le fécondateur de sa mère )). Derrière le dieu, la place a manqué pour mettre une autre figure, mais le scribe, dans les deux séries, a indiqué par un titre son intention de placer là l'image d'un dieu. On distingue d'un côté Ptah du « Midi », de l'autre Haroêris, qui caractérisent l'un et l'autre les forces préexistantes, et complètent l'idée du tableau. Non seulement le générateur et le fils ne sont qu'une seule et même divinité, mais encore le titre de mari de sa mère, joint à l'idée à^ for ces premières, affirme l'incréabilité de la nature divine qui évolue. Cette idée se précise dans le tableau suivant qui, dans chaque série, est parallèle. Celui de la série sud est effacé, et l'adoration est faite à Amon et Mut par un nombre de personnages égal à celui de la série nord, où l'adoration s'adresse à Amon et àChons. L'idée se complète dans le tableau qui suit, où le parallélisme nous donne à penser qu'elle était la même dans la série sud. A Thèbes, la plus haute personnification de cette nature divine incréée et évoluant toujours est Amon-Ra, « le roi des dieux, le grand dieu qui est le point de départ
des transformations, l'incréé (qui n'est pas devenu r-, OT ' c'est-à-dire qui n'a pas été créé), celui qui donne les souffles de vie à tous ». L'adoration est faite par le roi précédé du dieu Khnuphis à tête de bélier, « le fabricateur des hommes et des dieux », caractérisant le dieu qui préside aux nais-
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sances, et d'Osiris coiffé de Vatef qui caractérise le dieu qui subit les transformations, les puissances actives et passives
de la vie; ils reçoivent du dieu de qui tout dérive le -j-,
signe de la vie. Derrière le roi, la reine offre les deux pousses des panégyries. Ainsi, le roi représentant la deuxième génération divine, reçoit la vie de celui qui la dispense à tous, et représente en cela les rôles scindés de la divinité après la première évolution. L'adoration, en tant que royale, n'apparaît que dans le dialogue du dieu et du roi, qui représente des fragments de cette éternelle litanie que le scribe met dans la bouche des personnages, avec une certaine indifférence de Tà-propos. Ici, le dieu promet au roi une multitude de panégyries.
Uadoration n'est pas faite seulement à Amon comme représentant la plus haute expression de la nature divine vénérée à Thèbes; elle est faite par habitude à la triade entière de Thèbes, au sein qui porte le dieu transformé, au dieu transformé sous le nom de Chons.
Ici, la pensée du prêtre s'accentue encore. Ce n'est pas seulement au principe de la vie en général, ou en son nom d'Amon de Thèbes, que l'adoration s'adresse; c'est surtout vers la source de toute vie, comme récipient, que le célébrant s'élève dans le temple, et nous voyons h droite de la niche (série sud) le roi du Sud, et <\ gauche le roi du Nord, re-
présentant la divinité créée et se confondant (=^=) avec elle,
par l'offrande de la statuette de la déesse Ma, que je traduirais volontiers par la loi, si le mot français était plus vague. Ainsi c'est suivant une loi établie que la divinité crée, loi qui dans le monde moral s'appelle la vérité, la justice. Thot connaît ces lois, aussi il intervient parfois dans l'offrande du Ma, en ce que le roi lui est assimilé, de même qu'il intervient toutes les fois qu'il s'agit du rituel. Comme M. Maspero, qui a développé souvent ces idées dans ses cours au Collège de France, je ne crois pas qu'il faille traduire avec rigueur ce mot ma par vérité, avec toutes les conséquences
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d'une philosophie abstraite que nos cerveaux européens, avides de précision et exercés au maniement des idées et à leur classement, peuvent en tirer. Jamais TÉgyptien n'est sorti d'un certain vague et n'a distingué nettement où commence le monde matériel, où finit le monde moral. Ce que nous traduisons par l'harmonie, l'équilibre des lois de la nature, d'une part, par la vérité, la justice, de l'autre, les Égyptiens n'avaient qu'un seul mot, ma, « ce qui a de la mesure, la loi », pour le rendre. Les Arabes modernes ont le mot Ôy5, qanoun (canon) qui, dans la langue vulgaire, a le même sens et signifie même la politesse, les convenances. Il est donc trop précis de dire que c'est au moyen de la vérité que Dieu crée l'Univers; déjà les Grecs, pour traduire le ma, un des emblèmes de Ptah qui est représenté debout sur une coudée, ont écrit art et vérité, recherchant une traduction abstraite correspondant à la stabilité de leur esprit. Les Grecs, fort mal instruits (à parties grands principes de la religion égyptienne qui ont pénétré par la conscience populaire dans l'École d'Alexandrie et non directement) des détails de cette religion, qu'ils ont commentés sur des enseignements très imparfaits, et sur lesquels ils ont fait, suivant la tendance de leur esprit, de l'abstraction à froid, ont donné cette traduction qui cherche par deux mots à préciser l'indécision de l'expression ma. Le sens du tableau, quant à l'offrande royale, doit être simplement traduit par ceci que le roi se confond avec la divinité et est en possession de la science divine; pour éclaircir ma pensée au moyen d'une image biblique, il a mangé la pomme, mais il l'a fait avec la permission du Très-Haut. Les Égyptiens sont très empiriques; ils sont encore voisins de l'époque que beaucoup de langues nous révèlent, où Tesprit humain confond tout ce qui est juste, bien, vrai, régulier, avec ce qui est lumineux, le mal avec les ténèbres. Cette philosophie primitive est surtout vague et correspond au vague de l'esprit; elle n'est profonde qu'en tant que nous peuplons ce
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vide, qui peut prêter place à bien des théories, de toutes les précisions de notre cabale. Il y a loin d'un mot que Ton peut analyser, vérité, justice, harmonie des forces, à la synthèse du vrai, du beau et du bien. Je reviens au tableau.
La déesse est du type Hathor; elle est appelée « Apet-Urt, la grande génératrice de tous les dieux ». Nous sommes arrivés à la niche; c'est là où est placé l'emblème du temple. D'après la décoration des trois parois de la niche, il semble que trois emblèmes y étaient disposés (cf. Lepsius, Denkm., Abth. IV, Bl. 30).
Sur la paroi latérale de gauche, celle du nord, le roi du Nord s'avance vers une image de la déesse, et l'adore par
quatre fois j ^ . La déesse Apet est représentée, avec
une tête d'hippopotame sur un corps informe dont les épaules sont à peine indiquées; un collier d'amulettes lui entoure la place de la poitrine, comme chez Ptah, comme chez les dieux élémentaires. Elle repose sur un socle en forme de coudée. Le diadème que revêtent souvent les grandes déesses dans des cas analogues, se compose du diadème d'Hathor, caractéristique de la déesse mère, et des plumes d'Amon qui rappellent la puissance créatrice. Le corps de la statue informe nous rappelle Ptah et les forces primordiales; la coudée sert aussi de socle à ce dieu. Le présent emblème résume donc les attributs et les rôles d'Hathor, d'Amon et do Ptah; traduit en langage ordinaire, il signifie que la divinité est le principe actif de la création, qu'elle est le récipient qui re<;oit les germes fécondants, qu'elle est la force cachée antérieure à la création qui a établi l'harmonie des lois de rUnivers. Clest bien là le résumé net et précis des idées qui se sont développées successivement dans la série des tableaux de la porte à la niche. L'inscription est moins explicite que la décoration; elle nomme seulement « la grande Apet, celle qui enfante tous les dieux, qui domine dans le ciel et gouverne l'Univers. »
Dans la série sud, l'emblème de la déesse rappelle les
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mômes idées que dans la série nord, mais d'une manière plus matérielle. C'est une assimilation de la déesse au disque solaire, qui est la manifestation matérielle de la divinité avec tous ses attributs; l'emblème a assez la forme d'un sistre. Sur un socle se dresse une pièce de bois qui se termine par une tête de femme à oreilles de vache, surmontée d'un disque solaire^^
L'offrande est le • ^^ ^ n P^^^ sur ^fi-^, le cynocéphale accroupi sur le signe des panegyries, allusion à la régularité des saisons réglées par le soleil et rappelant pour le monde matériel le ma de l'emblème du Nord. Les titres de la déesse sont les mêmes qu'en face. Au-dessus de la tête du roi portant la coiffure du Midi, qui représente toujours la seconde génération, s'élève le disque rayonnant sur le Nord et le Midi. Le roi se présente donc comme le disque solaire, la plus brillante création, là où se cache la divinité.
Les deux emblèmes servent d'explication, de complément à la statue proprement dite de la déesse, dont l'image occupe seule la paroi du fond de la niche et qui est la déesse Apet, telle qu'on la représente d'ordinaire, c'est-à-dire un corps d'hippopotame avec des mamelles pendantes appuyant la
patte sur l'emblème magique du ¥ ^a. La tête d'hippopotame ^ est remplacée par une tête de femme.
Ajoutons enfin, qu'au-dessus de la niche, le rôle de créatrice est encore éclairci par les tableaux où figurent, ceux des
1. A propos de la représeatation de l'hippopotame, on remarquera que l'hippopotame Apet, contrairement aux représentations directes de l'hippopotame dans les hiéroglyphes et aux données de l'histoire naturelle, porte une longue crinière. Notre regretté ami, le marquis de Compiègne, le voyageur dont la science déplore vivement la perte, nous a signalé, dans l'Afrique centrale un hippopotame ayant cette crinière. Est-ce un souvenir de l'antique navigation des Égyptiens par le Sud, route que les travaux de Mariette rendent de plus en plus probable, comme étant celle qu'ont suivie les Égyptiens pour occuper le sol actuel de l'Egypte?
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sens que la place a permis de sculpter. Le scribe n'a pas laissé échapper l'occasion d'identifier par une allusion la déesse à la montagne funéraire de l'Ouest, à Thèbes, Q, jouant ainsi sur les mots par un de ces calembours qui ont tant d'influence dans la mythologie égyptienne.
En résumé, dans la chambre consacrée à l'engendrement d'Osiris, le prêtre nous a affirmé, dans la série de tableaux qui compose le premier registre, depuis la porte jusqu'à la niche inclusivement, que le dieu qui va être engendré, de même que le dieu qui engendre, ne sont que deux époques des manifestations du même être; il y a entre le principe de ces deux formes identité complète. C'est la divinité incréée, d'où dérivent les transformations perpétuelles qui se manifestent; c'est elle qui a porté dans son sein pour la première fois Osiris, et c'est Apet-Urt qu'on la nommera à Thèbes. Mais cette divinité elle-même n'est point le récipient qui reçoit les germes fécondants; elle est le germe, elle est le fécondateur même, en un mot, le prêtre est arrivé à la conception la plus sublime de la divinité une, s'engendrant en elle-même et créatrice de toutes choses^ dont la manifestation la plus magnifique dans le monde matériel est le soleil au plus haut du ciel, enveloppant l'Univers de sa clarté féconde, dont l'image a été sculptée comme un idéogramme adéquat sur le lin tel de la chambre d'Osiris. C'est dans ce sens que nous avons pu dire que la chambre représente la région du zénith.
Faut-il conclure de cette théorie nettement perceptible que la religion égyptienne ait été le panthéisme? La divinité incréée a-t-elle tiré l'Univers de sa propre substance, ou Ta-t-elle créé dans le sens propre du mot? L'âme divine ;
se cache-t-elle sous les différentes manifestations de la ma- \
tière? Est-elle dans la graine qui germe et devient plante l
pour mourir et renaître, ou bien les Égyptiens ne voient-ils lii qu'un symbole des évolutions divines, le monde étant la matière qui évolue à l'image de la divinité? En un mot. Dieu est-il identique à la nature une et éternelle, et les dif-
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férentes divinités sont-elles la déification des lois de TUnivers? Je crois qu'on ne peut trouver de réponse satisfaisante à ces questions, et je me laisse aller à croire que les Égyptiens ne se les sont jamais posées directement. J'ai déjà dit que la religion égyptienne était peu synthétique et qu'elle sort de l'empirisme. La seule chose qu'il nous est permis d'aflBrmer, c'est qu'elle est issue de deux grands courants : 1® identité primitive du soleil et de la divinité ; et, quand le prêtre n'a plus vu dans le soleil que la manifestation matérielle de la divinité, il a continué à la concevoir et à l'étudier comme un pur sabéen en suivant la course et les révolutions de l'astre; 2^ l'éclipsé du soleil au soir, sa réapparition au matin ont frappé l'imagination des Égyptiens. Ils ont reconnu la même transform|ition partout d'une netteté extraordinaire dans la vallée du Nil, et la lutte pour la renaissance, à laquelle ils prennent eux-mêmes part, leur a donné l'idée de la lutte et de deux principes qu'ils ont faits frères par la tradition. Tel est le fond dont chaque tribu égyptienne a tiré sa mythologie; mais le culte solaire les avait préparés à l'unité divine. Lorsqu'il y a eu centralisation, ils ont reconnu l'identité de leurs dieux; presque tous, d'ailleurs présentent un état, une étape solaire, si je puis dire, plus qu'une force, une loi de la nature. C'est grâce à cette identification que chaque dieu peut conserver ses titres de grand dieu, d'unique, celui qui a créé tous les dieux et qui régit l'Univers. C'est ainsi que la personnification la plus célèbre du soleil dans la région de l'Ouest, Osiris, pourra occuper la droite de tous les temples. Que si Horus-Hud, à Edfou, représente le soleil au zénith, c'est-<à-dire le dieu résumant toutes les qualités divines, dans les chambres de l'ouest il s'appellera Osiris, comme il est identifié à Chons dans celles de l'est. De même, Hathor pourra être identifiée h Osiris, à Dendérah, et Ptah cà Memphis, dans les fêtes qu'on célébrera en l'honneur d'Osiris à Edfou. ou dans un autre temple, avec des détails empruntés à son mythe tel
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qu'il s'est formé sur le sol natal. En somme, c'est en Thonneur du dieu du temple, à une époque de son évolution^ qu'elles auront lieu. Voilà jusqu'à quel point d'abstraction les Égyptiens sont arrivés, mais ils se sont arrêtés là.
A cette limite, leurs expressions, comme leurs idées, n'ont plus la précision dogmatique; elles conservent un vague, souvent une apparence contradictoire, qui trouble nos esprits habitués à la rigueur. La gloire des Égyptiens, c'est de s'être élevés à la conception d'un dieu unique et immatériel, créateur de toutes choses; d'avoir reconnu deux principes opposés, le bien et le mal, constamment en lutte, et le monde évoluant sous l'intelligence de ces forces. Mais, quelle est, au point de vue philosophique, la situation réciproque de ces deux principes qui sont frères? C'est ce que nous ne pouvons dire aujourd'hui. Quelle est la nature du dieu unique? Ici, encore il y a indécision, et les arguments pour un monothéisme idéaliste ou un panthéisme naturaliste peuvent être également donnés. Les Grecs, qui avaient sucé la science égyptienne, ont hérité de ce petit nombre d'idées nettes, et ont pu les développer chacun à leur manière et former les écoles philosophiques qui illustrent leur patrie. Et lorsque les mômes idées, conservées et plus paraphrasées que développées par rhiératisme, ont pénétré de nouveau par la voie populaire chez leurs descendants d'Alexandrie, où elles ont été considérées avec une curiosité et une admiration un peu hautaines, ceux-ci qui leur devaient tant, soit par eux-mêmes et sans s'en douter, soit par leurs ancêtres, les ont habillées à la mode de leur esprit.
La mission de l'Egypte en philosophie religieuse a été, ainsi que M. Maspero l'a remarqués la même que pour l'art et l'écriture. De même qu'elle n'a pu considérer avec indépendance et pour eux-mêmes les sons élémentaires de
1. [Cf. Maspero, Études de Mythologie et d* Archéologie égyptiennes^ t. I, p. 51-52].
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ces catalogues de signes ou des différents membres de son architecture, et oublier leur origine; qu'au contraire, elle n'a fait qu'exagérer en avançant, en dépit des lois synthétiques, les procédés à qui on les doit, multipliant les signes phonétiques à plaisir, et excluant des temples les membres d'architecture venus de l'architecture rupestre pour satisfaire de plus en plus aux lois originelles ; de même qu'elle n'a pu créer l'alphabet, de même qu'elle n'a pu créer l'art, c'est-à-dire cette indépendance consciente de l'esprit qui idéalise la nature et combine les formes élémentaires au gré des lois du beau: de même, elle n'a pu détacher ses idées religieuses de leurs entraves originelles et les considérer et les analyser avec rindépendance d'un nouveau venu. Mais elle a produit les germes qui, transportés dans un sol étranger et généreux, ont donné naissance aux plantes qui nourrissent encore le monde. La Grèce doit à l'Egypte sinon ses dieux, du moins ses écoles, et les générations modernes lui doivent, avec les Grecs, l'écriture, l'art et la métaphysique.
Les deux autres registres qui se développent au-dessus détaillent l'idée représentée par Apet-Urt. Ce sont comme deux chapitres analysant le thème principal développé dans le premier registre. Nous apprenons qu'Apet-Urt est la déesse de l'Ouest et des formules magiques, comme Rito, qui règne dans le nome d'Hermonthis (au sud-ouest de Thèbes), comme Safekh, la savante, et tant d'autres déesses.
Tel est son rôle particulier; mais elle a les attributs qu'on donne aux Hathors. Elle est celle qui se transforme, meurt et renaît comme Osiris; elle est aussi celle qui, existant avant la Création, a créé l'Univers pour la première fois, comme Seb et Nut. Elle donne aux dieux et aux êtres leurs facultés ; elle est, comme Isis et Nephthys, la providence qui protège les renaissances, celle qui lutte pour le bien.
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