‹ Œuvres diversesChapitre 168 sur 169 · jiî. - 29. JL J^ - 30. Ij · texte numérisé non relu

jiî. - 29. JL J^ - 30. Ij

::" T»^ JT"

Ifu n ez-zman ', enkern d iferk'an an ar t'Ilin g'îd wur d g'id, ar tmnadn ian urgaz iaggôgn ezzeg' gtsen. Ftûn s dar s ar tazzâln, aillig' d tin lekemen. Innan az d : « a irgaz ad i rebbin ** ad ag' d t'melt' ag aras s kra en temazirt'. » Isa'w ul d ser sn urgaz ad, inna i a'sn : « a tàrwa-nô, nekkin wur k'alidog' '■ kigan k' temizar ad; g'ilad am/a'tn tag'arast ad rae/zïn, t'ftûm n did s ar d n tâfém sin ig'ara'sn, ian g' ozlemad d ian g'ôfasi. Am/a'tn han snat' t'kôrin " n i'falan, ial' gisent' t'gan tu'mlilt', iat gisen t'gau toiilait'; ik' tlekem ig'ara'sn, tlohVm ** tnin s i'ginnâ'*, innad t'kka n tumlilt', tanizom t'; innad t'kka d toiilait', a t'en wur tamzom. »

/aidnin sén iferk'an an ar zigizn. Isa'wul d ofrok', inna d e wultma-s : « a wultina, fk iéd t'ikôrin " an, at nezereg'. » lamy: tnin dar wultraa s, ar sor sn i'tlaâb'^ar tnin itluah'^* iat' s iat', isniiin tnin g'ikan aillig' d kulle-si"-tn t'fsint', k'aldnf*. Inker d ofrok' an iloh' ** tnin, ar izzigiz d wultma-s, aillig' d lekemen d sén ig'ara'sn, Tsa'wul d wultma-s, inna i az d : « a gmo, ha sén i'gara'sn d elli s ag' inna wurgaz 'lli, fk iéd t'ikôrin ellî ag' ifkâ. » Isa'wul d ufrok', inna i az d : (( a wultma ar ser sen tferrajeg'**,

11. Aux (premiers) feux du jour, ils se remirent en quête de çà et de là; enfin ils aperçurent un homme dans le lointain et coururent vers lui : • Pour Tamour de Dieu, lui dirent-ils dès qu'ils furent proches, indiquez-nous un chemin qui conduise à quelque pays. — Mes enfants, répondit Thomme, moi-même je ne fréquente pas beaucoup dans ces parages; mais prenez ce sentier; vous le suivrez jusqu'à ce que vous trouviez deux chemins, Tun à gauche, Tautre à droite. Voici deux pelotes de fil, une blanche, une noire : quand vous serez au carrefour, jetez-les en l'air et prenez le chemin du côté où ira la blanche. Pour le chemin de la pelote noire, évitez-le. » l^s enfants s'éloignèrent.

12. En route, le garçon dit à sa sœur : « Sœur, donne-moi donc ces pelotes, que je voie. ») Il les prit de sa sœur et se mit à jongler, les lançant, les rattrapant l'une après l'autre, jusqu'à ce qu'elles fussent toutes dévidées et le (il embrouillé. Alors il les jeta et rejoignit sa sœur. Quand ils furent arrivés aux deux chemins, celle-ci lui dit : « Mon frère, voici les deux chemins dont nous a parlé cet homme, rendez-moi les pelotes qu'il nous a données. — Ma sœur, je me suis amusé avec, et comme

31. s^j. — 32. iU. « fréqueutor », iali « emmêler». — 33. 5 JfS- — o4 . Am^ • ~" 35. ^ -»' . — 36 . 9^ jLi •

aillig' d helkent' ", loh'cg'** tnin. » Tnna i az d : « a gmo, ha ie^ dâg' lira d nejlù ag'âras. »

Amznin iau g ig'ara'sn elli ar zigi'zn, aillig' d i'ikem d g'ie'd, wurn ùfin amia n 1-aamert' " g' ug'âras-ennesn. Ar temoado g' ia 1-makân " iaggôgn kra n ti'faut'; aillig' d t lekemen a'fin d iat' ti'gerami mozzikn a'fin tid trzom. Kesemnin, t'qen tiflût'. EUig' d kesmn, ar tmnadn iat' tag'znt', tsa'wul d ser sn, tnna i asn d : « man iksm n? » Tsa'wul d tafrok't' tnna i az d : « nekkunin, a tafqert'**! » Tsa'wul d ser sn, tnna i asn : « minna'u a te'gam? » Tnna i az d tafrok't' : « nekkin d ugmo. » Tsa'wul d tag'znt', tnna i as : (( ha-ién wur sfa'weg' wur temna' deg' kTgan, ggawura'tn k' th'anût*^ an ar d a'un fk'eg' ïmensî-nnûn. » Han afrok' ie'ksôd n inna d wultma-s : « han k'tad (e)ra d ag' n ts g'iéd ad. » Tnna i az d wultma-s : (( wur teksôt a gmo. » Ggaworn ar t'qâln, aillig' d tawi asn d kra n og'rom; tnna i asn d : (( amzatn g'wad, ar askâ zorog' mar ra d a'un skereg'. » Tftu n tebdû ** ar n tsenwa ïmensins. Tag'znt' man tsenwa kre en tefùi n eg'uial: tnwâ wur tnewi ts tén, t'gun d.

elles étaient toutes défaites, je les ai jetées. — Ah ! mon frère, nous voilà encore égarés ! »

13. Ils s'engagèrent dans un des deux chemins et marchèrent jusqu'à la nuit, sans rencontrer sur leur route aucun lieu habité. (Enfin) ils virent au loin une iamière, et en avançant dans la direction où elle brillait, ils parvinrent à une cabane dont la porte était ouverte. Ils entrèrent. La porte se referma, ils virent alors une ogresse qui leur demanda : « Qui entre? » La fille répondit : « C'est nous, madame ! *' — Combien êtes- vous? — Moi et mon frère. — C'est que je ne vois pas, je ne distingue pas très bien. Restez dans cette petite chambre, je vous apporterai votre souper. » L'enfant eut peur: «Elle va nous manger cette nuit,» dit-il à sa sœur. Celle-ci le rassura**. lisse tinrent cois**, jusqu'à ce que Togresse leur donnât un peu de pain, en disant : « Mangez ceci; demain j'examinerai ce que je ferai de vous. » Elle alla ensuite faire cuire son souper. Ce qu'elle faisait cuire, c'était de la viande d'àne; et, cnite comme crue^ elle Tavala, puis dormit.

37. dlU. — 38. jUp, ^W. — 39. ôl5Cl- —40. SjjS • — 4L OjîL. — 42. Mot à mot : « ô vieille. » — 43. Mot à mot : « sa sœur lui dit : N'aie pas peur, mon frère. » — 44. Mot à mot : <c ils demeurèrent dans l'attente. »

458 CX)NTES BERBÈRES

Askalons tniker d, tnna i asn d : « a tarwa nô, g'ilad wur dar i ma d stag' g'-ass-ad é ïmensi-nô; g'a ** d ftug annawig' kra waman g' uiddid-inô; ig' n wur ûfig' iiiad sta, ie'wi kun d ôrebbi'* a t'gim imensi nô. » Tfg'on. Iferk'an an bedùn '• ar allan se'nit-sn. G'iggï en te'gemmi i/er tnin ian ogaiwaar. Inua i asn d : « a tarwa, a ur tellâm, (e)ra d a'un mleg' maniiikaad tru'gguelem. Asia'tn krat tunjsin an, ial' gîsul', ik' t' (t')t'Ioh'era **, g'ailli gis illan ar inskâr kigan n isejar "; han tisnat' ik' Xén t'IohVni ** ar tskâr asif n waman; han tiskrât ar n tskâr laumas **. Kaln ag'âras, nekkin ra n l'bbig' taiddil' i t<»g'znt'. » Nikern d i'ferk'an an ar ftùn g' og'âras. Tag'znt' akôd-nak' ^'^ l'qarreb " n s li'gemmî, inker d ogaiwaar ibbi asn taiddit' ellin s, fïn az d waman. Turrin dag', t'ege'nu fin ar tezzigiz ar d tlikem talaint', t'aammer *■ fin dag' s waman ar tezzigiz ar d fqarreb*'' ti'gemmî, hanagaiwa'r ibbi as tén tisnaf tuwa'l. Tnna d : « kra en tomatart*' aiâd! i'ferk'an elli ellanin k' ti'gemmî (e)ra d erweln. » Tftu n s ti'gemmî, wur tûfï ian, ar n f ikkaf a^aiùns s og'râb aillig' termi; fftû n ar tazzâl ar temnâd g'illid kan i'ferk'an elli, ar tazzâl.

14. Le matin, elle se leva et dit aux enfants : « Je n'ai plus rien à manger pour mon souper de ce soir; je sors, avec mon outre pour apporter do l'eau; et si je ne rencontre rien de bon à manger, c'est Dieu qui vous aura amenés pour me servir de soui.)er. » Les pauvres enfants se mirent à pleurer. Du haut de la maison un corbeau les voyait. H leur parla : « Enfants, ne pK'urez pas. Je vais vous indiquer les moyens de vous sauver. Acceptez ces trois sachets : si vous jetez ce que renferme le premier, vous verrez paraître^" un fourré d'arbres; si vous jetez le contenu du second, ce sera une rivière; avec le troisième, des rasoirs. Prenez du champ, moi je vais crever l'outre de l'ogresse. » Les enfants gagnèrent aussitôt la route, et au moment où l'ogresse s'approchait de la maison, le corbeau s'élança et lui creva l'outre; l'eau se répandit. L'ogresse s'arrêta, raccommoda l'outre et retourna pour la remplir de nouveau à la fontaine. Près de la maison, le corbeau (fondit) une seconde fois sur l'outre et la creva : « Étrange I dit l'ogresse. Les enfants qui sont làdedans vont se sauver. » Elle entra dans la cabane; il n'y avait plus personne. Alors elle se frappa la tète contre les murs en poussant des cris; puis elle courut dehors, et ayant reconnu dans quelle direction étaient les enfants, elle se mit à leur poursuite.

45. Sic. - 46. ^^1, pi. ^j-l^l. - 47. Sj- — 48. ^. — 49. Cf. pj\a gXj y%, — 50. Mot â mot : « cela produira. »

Aillig' d t'qarreb" d âtn tlikm, t'gelleb** d tafrok't' ellï, tnna i az d : « a gnio, ar n tenma'deg' kra ar itazzâl t'gordiii-eimeg' i'ian ansk n ogdid. » Ar tazzaln, t'gelleb^^ d, tnna i az d : « a grao, hat'in g'ïlad art' leimia'deg' i'ia d aii>k n o'ram. » Ar tazzaln ; ken ïmik, t'gelleb ^* d tafrok't', tnna i az d : « a gnio, tag'zônt' aiâd ag' d i'ikemen! » 'l'fsï n iat' lûmist' l'Ioh'^* tin g' ôg'âras. Nikern d kada n e.scjari ^\ T'kkén ïniik ar t'tenmâd, l'ezn t'*in. ITsi n iat' iâdni t'ioh' ** tin g' ùg'âras: ar tt'innad, inker d ian vvasif rauqqorn. Ar tazzaln; kin d kra ar tmnadn; tag'znt' dag' tlikem tnin. Tas n tafrok't' iat' tûmist' iâdni, tfsî t'in, tloh' '* lïn g' ôg'âras. Ig n kulle-slt" ag'âras 'Uï lau'nias ^^ de tisnl'. llan Uig'znt' ar l'eftii, lau'mas ** elli aras t'ebbïn idarn-ns, lisnt' ar as t'ksseni n g' idarn~ cnues. Wur sol tzdar a'tiiin tlikem. Tsawul d ser sn, tnna i asn : « a tarwa-nô, g'ilad ellig' d trwulem, ak kunin wussag' ", i'g' n tùfam g' ôg aras-innun ian izimr i'gun g' ôg'âras i'iin g'iggî-ns tuzlin, ar, it'e'nî « ma iéd itks n ta'dut ad g'iggl-nô », ad as t wur t'kism. » Tnna i asn d t'isnat' : « a tarwa-nô, ig' n tùfam sén igdâd mag'n d, a tnin wur tfukkum ". » Tiskrat' : « a tarwa-nô, ig' n tû-

15. Ck)mrae elle était sur le point de les atteindre, la jeune fille se retourna : ft Mon frère, dit-elle, je vois quelque chose qui court derrière nous ; c'est gros comme un oiseau. » Ils reprirent leur élan. La fille se retourna : « Ce que je vois maintenant, c'est gros comme un chameau I » Ils s'élancèrent encore; après un temps elle se retourna : « Mon frère^ c'est l'ogresse, elle est sur nous! » ICllc ouvrit un sachet, jeta le contenu sur la route et un fourré d'arbres sortit (de terre). Au bout d'un instant, elle revit l'ogresse. Elle ouvrit un second sachet, le jeta sur le chemin qui fut coupé par un grand fleuve. Us (hâtèrent) leur course. Bientôt ils virent l'ogresse sur leurs traces Le troisième sachet, lancé par la fille, fit un sol tout de rasoirs et de sel.

b. 16. L'ogresse n'arrêta point sa poursuite^ mais les rasoirs lui coupèrent les .pieds pendant que le sel pénétrait (dans les blessures); elle ne pouvait plus avancer. Alors elle appela : « Mes enfants, puisque vous voilà sauvés, je vais vous faire une recommandation : si vous venez à rencontrer un agneau couché en travers du chemin, avec des ciseaux sur le dos, et criant : Qui me tondra la toison qui nie coucro^^ne l'écoutez point **. Une autre recommandation : Si vous trouvez deux

51. i 1^ ^ — 52. ^^^» — 53. v^. — 54. Mot à mot: « né la coupez point. »*

fam snat' te'gudâr " aammcrnin *' s waman fûlkinin ag gisn wur tsum. I) T'wurri n fell asn tag'zDt'.

Zaiduin ar zigi zn sénit-sn, aillig' d Ickemen ian izi'mer izzQl d k' tamâ n ôg'âras, il in fell as tûzlin, ar it'eui : « ma iéd itkis n ta'dût ad f orebbi '* ? » l Un, zrin d i'ferk'ân an, ajjin t, Tnna i az d tafrok't' i gma-s : « hal'in, a gnio, timi'tar** en tg'ausiwin k'sennin** aian! » Zrind aillig' d lekemen ian(n) makân ", a'fin d sén igdâd ar tmag'an : isa'wul d ian gïsn, iuna : « marr ag' if ru n? » Utn i'ferk'ân an zrin ajjin tn m^g'n. Ar zigi'zn aillig' d lekemen snal' tugdâr **aanimernin *"s kra n waman fu'lkinin. Isa'wuldofrok', inna i az d : «a wuitma, (e)ra d sug' ing'a i fad. » Tsa'wul d wullma-s, tnna i az d : « a gnio, aman au wuradiln ", t'amat'art' *• n(i) kra ik'usu'* aiâd, nra a t nzri, ar t'tmnat' g'ailii kullu^' f nezrl, g'ilad zri ag' n h'atta*" g'ila g'wid. » Isa'wul d giima-s, inna i az d : « iag'i i n i'rifi wur(r) akem n t'abag' ^*, (e)ra d sug'.» Iftû n s iat tegdurt ", i'kun n gïs annïsù, iéleh't ^* netan ula tagdûrl ", tg'âm n iat' wah'dut' •* taammern *■ s waman,

oiseaux se querellant entre eux, ne les séparez point. Enfin, mes enfants, si vous faites une troisième rencontre de cruches pleines d'une belle eau, n'y buvez point. » L'ogresse les quitta là-dessus.

Les enfants se remirent en route. Ils rencontrèrent un agneau étendu sur Le bord du chemin, avec des ciseaux dans (sa laine). L*agneau disait : Qui me coupe/a celte toison, pour Uaniour de Dieu f Ils le frappèrent et passèrent le laissant là : « Présage de quelque malheur, >» dit la fille à son frère. Ensuite ils arrivèrent à un endroit où deux oiseaux se battaient. L'un d'eux dit : Qui donc mettra la paix entre nous f Les enfants les frappèrent et passèrent^ les laissant à leur querelle. Plus loin , ils rencontrèrent deux cruches pleines d'une eau magnifique. Le garçon dit : « Ma sœur, je vais boire. Je meurs de soif. — Mon frère, reprit la fille, il ne faut pas se fier à cette eau; elle ne présage rien de bon. Passons. Considère ce à quoi nous avons échappé jusqu'à présent, puissions-nous de même éviter ceci ! — Je suis en feu, je ne t'obéirai pas et je boirai. )) Il alla vers une cruche, se pencha pour y boire et disparut avec elle, au grand saisissement de sa sœur^^

55. SjjG; . — 56. j^ et Ip. . — 57. Jop . — 58. JS^ - 59. J#. . —

60. Mot à mot : « il disparut, lui et la cruche ; il resta une seule cruche pleine d'eau. Cette fille fut étonnée de la disparition de son frère et de cette cruche. »

Han tafrokT ar tajjâb", lah'^* n gumas ula' tagdurt'" 'lli. Tzaid n ar tezzigiz wah'dut' *\ aillig' t'qarreb " d iat' temazirt' ta'f n g'ôg'âras ian omksa. Tnna i az d : « ai 'rgaz ad, irebbîn *\ a iid t'melt' ag'âras.)) IsaVul d ser s, inna i as d : « han tamazirt' wur n taggôg; ig' ad tsiggilt' mânîg' ad t'k'damf , 'ilan kîgan en lemmawâkn ^•. » Tnna i az d : (ca sîdi ", ik' trit' a iéd tezznz d kra g'(i) chîdâr ad. » Inna i as : c rig' imma d netni gan win wuskain. » Tnna i as : « Zunz ié tn d. )) Izznz as tn. Tasî tnin, tk allas** az d, tftû n ar ian i'g'zr. T'ggawom ar t'ebbï ehidar, ar t'igginnû, aillig' gisn tsker d iat' le-ksût" en wuskain. T'ejarreb** t'in, tlûs t'in, t'nna d : « k'tad ar ra n (e)Iessag' ar d zrog' t'amazirt' mamnikâ t'ga. »

Tflû n aillig' d tlikcm n tamazirt', t'ioh'^* n timelsit' ellin-s, tkesm n s le-ksût' •' ellin en twuskait', ar t'ftû zund wuskain. Tli kem n d i'mi en iat' ti'gemmî, t'ggawor n gîs, Izri n iu-s n ian o'gellîd, inna d : « g'ik ad îfulkî wuskai ad neg' d twuskait! » llkem t'in, iamz t'in, îg as n iat' tsmôrt', iawi t'in s te'gcmmî, iaj t'in g' iat' talebît" k' tamâ n g'illî g'a igguan. Ar kuilù'" t'înin ik'de'mn ** :

c. 17. La pauvre enfant continua sa route toute seule. Au voisinage d*un pays^ elle croisa un berger : « Berger, dit-elle, pour Tamour de Dieu, enseignez-moi mon chemin. » Le berger répondit : « Il y a un pays qui est proche; si tu cherches où travailler, il n'y manque pas^ d'endroits. » La fille reprit : « Vous plait-il, monsieur, de me vendre quelques-unes de cch peaux? — Certes, mais ce sont des peaux de lévrier. — Vendez-les-moi donc. » 11 les lui vendit; elle paya et monta vers un petit coteau. Là elle tailla les peaux et, les cousant ensemble, elle confectionna un vêtement (en forme) de lévrier. Elle l'essaya et se dit : « Je m'habillerai donc de ceci pour voir comment est ce pays. » Elle partit et, aux approches de la vilie^ elle ôta son vêtement ordinaire, entra dans son costume de levrette, et, trottant comme les lévriers, elle (parvint) à la porte d'une maison, où elle s'arrêta.

18. Le fils du roi vint à passer : « Lévrier ou levrette, dit-il, quelle jolie (bête) ! » Il alla à elle, s'en empara^ lui passa un collier et l'emmena au palais. Il la mit dans une chambre voisine de celle où il dormait. Et tous les serviteurs disaient : c Quelle jolie levrette a trouvée le prince! »

6L Jb-lj. — 62. ^^.^ . - 63. ^^JU-— 64. ^^^.—65. S^lOl • —

a iûfa d iu-s n o gellld iat' twuskait' îfulkîn. » Fkîn az d ïmensi-ns, sûn as manig a t'gguan. Ggaworn ar tozzomt' n iéd.

Han iu-s n o gellîd isellâi kra ar n ittûsû îmik s ïruik. Inna d : « k'tad wur d tasût' n idan, tasùt' en midn aiad. » Ifâqn** ar itaggua g' ian enqebi" t'ilin t'i'faut'; ar n itemaad iat' tafrok't' a illan g'(e) lebit" elli iûjjat'in. Ar aska ellin s, i'ftù n, irzm as n, iawï t'id. Iggawor n d kra n wussan. G'ik ellï issn iz d tamg'art' a t'gâ, isa'wul n ser s. Tnna i az d : « tafrok't' adgig', ha ma iéd ijran'* aillig' d elkemog' d g'id. » Isa'wul n ser s iu-s n o'gellïd, innai az d : « g'ilad ad dîd m taheleg'* ik' trit'. » Tsa'wul d tafrok't' elli tra d.

Inna i azd i baba-z d : « a ba'ba, ra n taheleg'\ » Nikem d ailma s ar tezén. Innan as : « i'ra n itahP twuskait' I » Ar dîd s tiizt^n ba'ba-s, innai az d : « a iéw-i, ik' tûfît' ma d t'tahelt'*. » Inker d iskern tamg'i*a. KuUe-sit" n aitma-s wurrin, anneftûn s g'illîg' ira n i'taheP gîimat'-sn. ItahoP n isker n tamg'ra. Tfg'(o) n tafrok't' 'ellï ilsan kadâ en temelsâ d kadâ en t'g'a'usiwin tfulkî, wur illi ma d as izdarn k' tamazirt' an ellig' d t'ila. Ënkern d

On lui apporta son souper; on lui ût un lit. Vers minuit le prince entendit tousser à petits coups : « Ce n'est }>as ainsi que toussent les chiens^ se dit-il; c'est une toux humaine. » Par une fente, il aperçut de la lumière; il regarda et vit une jeune fllle dans la chambre où il avait laissé la levrette. Au matin, il lui ouvrit et la conduisit (dans son appartement). Ils restèrent ensemble quelques jours.

19. Voyant qu'il avait reconnu qu'elle n'était point de la race des levrettes", elle lui avait avoué qu'elle était une jeune fille et lui avait conté ses aventures jusqu'à son arrivée au palais. Le prince alors lui dit : « Je vous épouserai si vous y consentez. » Kt elle consentit. Il (alla trouver le roi) son père et lui dit : « Mon père, je veux me marier. » Les frères se levèrent, disant avec colère : « C'est une levrette qu'il épouse. » Le roi se fâcha aussi, ajoutant : « Tu as trouvé ton épouse. » Il se leva pour commander la noce^*. Les princes se retirèrent, ne voulant pas assister au mariage de leur frère.

20^. Les épousailles se firent donc. La mariée sortit couverte de vêtements et de parures magnifiques, telles qu'on ne pouvait en (imaginer) dans ce pays. A la vue de cette jeune fille (si richement) parée, les es-

69. Cf. •IS. — 70. ^j et SJu. — 7L iS^- ~ '^^- ^^^ ^ "^®* • " <1"® femme elle était. » — 73. Mot à' mot : « qu'ils fissent la noce. »

i'semgan twiwin ellig' d zran Ufrok't' ellï tlisan, ftûn ar tazzâlen ar t'e'nin e u'gellid tarwa-ns : « wur d twuskait' ad dar s, iat' tafrok't' ellin wur illin k' tamazirl' ad. » Eiikern d ar tazzâlen. Skern d iat' temg'ra iraqorn f menna u wussan f tafrok't' an. A gailli minsella ag' dar lejwad; audk' tin e wiad.

claves et les négresses s'en furent précipitamment dire au roi et à ses enfants : « Ce n'est pas une levrette qui est avec le prince, c'est une fille sans pareille'*.» Ils se levèrent et accoururent (|X)ur la voir). On ût une fête splendide pendant nombre de jours, en son honneur ".

Ceci est un conte que j'ai entendu de la bouche (du maltre-conteur O'mar Ehehi'*, de la cavalerie impériale), et je le conte à mon tour à un autre.

74. Mot à mot : « il n'y en a pas dans ce pays. » — 75. Suivent d'autres épisodes qui ne se rattachent à ce récit que par le désir de conter. — 76. De H*ah'a, entre Mogador et le Sous.

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