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à 1753. I.a branche aînée, la seule qui subsiste, celle de ÎVasIrac, renîonte à Géraud de Chalvet, seigneur de Rochemonteix, qui vivait en 1360 : elle a réuni successivement les titres des deux autres.
Maxence de Rochemontelx, qui en fut le chef de son vivant, comnicnça son éducation au lycée Saint-Louis, la continua au lycée Louis-le-Grand, l'acheva au lycée d'Alger. Ces changements de milieu perpétuels, qui le mirent en contact avec des gens de toute nature et de toute langue, développèrent chez lui les instincts philologiques; iiproQta de son séjour en Algérie pour apprendre de ses camarades indigènes non seulement l'arabe, mais le kabyle. 11 avait songé d'abord à suivre la carrière d'ingénieur et s'était préparé à l'École Polytechnique, La guerre survenant, il s'engagea en 1870 dans un des régiments de turcos formés après les désastres de juillet et d'août; il s'éleva rapidement au grade de lieutenant, mais il ne fut pas mêlé directement aux vicissitudes de la campagne. La paix signée, il revint a Paris où, la mort de son père le fiiisant chef de famille, il dut demeurer auprès de sa mère et put se livrer sans contrainte à son goût pour les sciences orientales. Inscrit à l'École pratique des Hautes Éludes, en octobre 1871, il ne voulait d'abord que se perfectionner aux langues sémitiques, sous la direction de Guyardetde Carrière; mais dès les premiers jours, la curiosité l'amena au cours d'égyptologie en même tempsqu'Amiaud, Huartet Pognon. Il ne tarda pas à s'y lier avec le professeur, qui n'était pas beaucoup plus âgé que lui : la méfiance avec laquelle il avait accueilli l'enseignement au début s'effaça, puis se changea en une amitié que rien n'ébranla désormais. Des répétitions bénévoles se joi-
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gnirent bientôt aux leçons obligatoires, et pendant les année» qui suivirent, de 1873 à 1875, le naaître et rélève vécurent presque constamment Tun chez Tautre. M. dellochemonteix habitait alors au numéro 19 de la rue Jacob, juste au-dessus de rhelléniste Rossignol. Il l'entendait souvent en été déclamer à haute voix les passages les plus sonores des poètes grecs, et il ripostait aux tirades tragiques, dont Taccent montait jusqu'il lui, par des passages du Coran nasilles avec toute l'émotion d'un Oriental; le Grec dut plus d'une fois se taire, étouffé sous l'Arabe. Ce n*étaient là que des intermèdes burlesques à des études opiniâtres. En moins de deux ans, M. de Uochemonteix s'assimila ce qu'on savait alors en fait d'hiéroglyphes. Il rédigea pour l'École une thèse demeurée inédite sur les monuments de TAncien-Kuipire conservés au Musée du Louvre, puis 11 profita de ses connaissances en linguistique berbère pour essayer de montrer les liens qui rattachent l'égyptien aux langues du nord de l'Afrique. F^e Congrès international des Orientalistes, tenu à Paris en 1873, lui donna l'occasion de lire le mémoire très complet qu'il avait composé sur ce sujet ; il en publia un extrait, en 1876, dans le deuxième volume des Actes \
Il était entré dans les bureaux de la Banque de France, mais cette place qu'il avait acceptée pour satisfaire à des exigences de famille, l'impatientait quelque peu : il résolut d'aller terminer en Egypte les travaux qu'il avait ébauchés à Paris, et il demanda une mission. M. Wallon, alors ministre de l'Instruction publique, la lui accorda et il partit le 14 octobre 1875, muni d'une lettre de recommandation pour Ma-
1. C'est le mémoire sur les Rapports granimaticaiix de V Égyptien et du Berbère^ qui est reproduit aux pages 131-168 de ce volume.