NOTICE XV
» d'un peu de diffusion et de digression, mais j'organise y^ ma barque depuis ce inathi) que M. Mariette est un homme H un peu tout d'une pièce, ayant le cœur chaud et enthou- )> siaste dans tous les sens, comme il Ta prouvé au Séra- » péum. Il est adore de ses inférieurs qu'il rudoie constam- » mcnl... Il m'a conseillé de faire une monographie de » Tell-el-Amarna ; il y a à faire, mais là surtout. Très peu à » Zaouiêt-el-Maiétin. Pas mal à Ël-Kab; lui-même a l'inten- » tion d'aller dans celte dernière localité passer quelques >^ jours, car il en sera proche. Il pari bientôl, à peu près en )> même temps que moi. Il m'a engagé à faire des monov^ graphies, et c'est bien aussi mon idée. Il m'a fait faire » unesplendide promenade àSakkara. Service des princes. » Puits déblayé; j'y ai pris deux crânes. Le consul, qui est » venu avec nous, a eu l'immense satisfaction de trouver » lui-même un scarabée. Sérapéum splendidement illu- » miné! Vermouth dans un sarcophage; genre Mille et une y^ Nuits. Le soir, retour au clair de la lune, caravane d'une y^ cinquantaine de personnes. Déjeuner dans le désert, visite » aux principaux tombeaux. Haute leçon d'archéologie pra- » tique : j'avais quelques idées sur la religion de l'Ancien- » Empire, que j'avais commencé à écrire, et j'ai eu le plaisir » d'entendre M. Mariette me les développer et me les » éclaircir. Retour au bateau à vapeur, où j'ai reposé sur » la couche du prince Napoléon. » L'égyptien n'avait pas absorbé à lui seul toute l'attention du jeune savant : il s'était attaqué, dès l'arrivée, aux idiomes que parlent les indigènes du Haut- Nil. « Pendant mes soirées et les » jours de fête, j'ai étudié le nubien pour éclaircir Uulialecfe y> égyptien ou berbèrel... J'ai envoyé [auMinistèredeTIns-