‹ Œuvres diversesChapitre 48 sur 169 · Quat remère · texte numérisé non relu

Quat remère

NUMMULÏ, § V 85

Quant au bourg de Buè^ qui est actuellement un des principaux centres chrétiens de la Haute-Egypte, il fait partie d'une agglomération appelée actuellement par les listes officielles et par les habitants Taha-Buà, Taha^ anciennement Theodosiopolts , cité dans le dénombrement de la province de Behnesa-Ashmunein , compta, d'après Abu-Celah, 15,000 chrétiens et 360 églises et fut un évêché important.

§ 5. — Le protocole de Snefrou*

Le protocole des Pharaons a été interprété de diverses manières ; voici une explication nouvelle, idéographique, que j'applique, par manière d'exemple, à celui de Snefrou.

T!^> traduit d'ordinaire le roi du Sud, le roi du Nord, était peut-être lu set-se/jet ou Enyjâb-yjxb dans quelques cas spéciaux, mais la lecture courante était Suten, le roi. En fait, l'ensemble des titres de Snefrou signifie :

1^ Le roseau d'El-Kab, celui du Delta ;

2^ ^J? le vautour d'El-Kab, le serpent du Delta ;

3<> L'épervier d'or ;

4<* L'épervier spécial nommé nev-mât (comme Ptah), etc.

Il y a là une assimilation du roi à cinq des principaux totems des tribus égyptiennes, savoir : les deux plantes et les deux animaux qui étaient adorés aux limites opposées de la vallée du Nil, et l'épervier dont le culte avait envahi tous les sanctuaires. Ainsi, dès les premières dynasties, le Pharaon était considéré comme une incarnation de la divinité, mais de la divinité des vieux temps du fétichisme ; son origine solaire n'était pas encore inscrite dans ses titres, bien que la religion de Râ fût déjà établie partout.

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