‹ Œuvres diversesChapitre 53 sur 169 · PC · texte numérisé non relu

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Les Coptes de la Haute-Egypte ont conservé de la prononciation de leur langue sacrée une tradition différente du système adopté par les savants européens. Ils la cultivent avec soin. Si bien peu parmi eux sont en mesure de comprendre les textes saints sans le secours de la traduction arabe placée en regard, ils semblent attacher une réelle importance à Texactitude de la psalmodie. Maintes fois j*ai entendu, aux ofiBces d'Abydos ou d'Edfou^ relever les fautes du lecteur par ceux qui Tentouraient.

Il m'a paru qu'il y avait là quelques notes utiles à prendre pour la connaissance de la prononciation antique. Devéria avait eu, mVt-on dit, la même vue ; il s'était fait prononcer, notamment à Abydos, les noms des lettres de l'alphabet. Depuis, M. L. Stem a voulu prendre aussi quelques leçons des Coptes modernes S et a transcrit en tète de sa belle grammaire les dénominations alphabétiques telles qu'il les avait entendues à Thèbes.

Je me propose d'exposer ici la tradition saidienne et d'examiner dans un autre travail les questions suggérées par cette étude. Les

1. L. Stem, Koptische Grammatik, §§ 1, 14 et saiv.Voir aussi : Kircher, Lin' gua œgyptiaea resUtuia, p. 1 ; Tuki> Rudimenta linguœ coptœ aeu œgyptiacœ, p. 1 et sqq. ; Th. Petrseus, Londres, typ. T. Roycroft, cioioclix.

transcriptions ci-après, qui me serviront de point de départ, ont été recueillies en 1876-1877 dans les principales copteries du haut pays ; elles comprennent, outre des alphabets, divers passages de la Bible assez étendus pour permettre une discussion. J'en ai assuré l'exactitude avec toute mon attention : après avoir écrit en caractères latins quelque extrait du livre saint, sous la dictée du maître et sans voir le texte copte, je relisais ma copie dans une autre séance et soumettais ma diction au contrôle empressé des assistants qui m'écoutaient les yeux Bxés sur l'original.

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