Voir pi. II, n
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ses ailes protectrices \ Les trois personnages de ce tableau symbolisent donc les divinités qui prépareront et protégeront la revivification du dieu: les deux déesses et Horus sont sa manifestation solaire. Ce dernier vient apporter le liquide de vie produit par la chaleur du disque, manifestation de l'activité d'Osiris considéré comme dieu de l'humide, et aussi talisman qui servira à l'accomplissement de l'acte que se proposent les trois acteurs de la scène. Une inscription au-dessus des dieux rapproche les trois
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disque (figuré par le roi), les deux déesses donnent la pureté de l'âme^ la joie du cœur, l'ardeur de l'affection ; elles célèbrent leur majesté, leur grandeur dans le sanctuaire d'APET la grande, sans nombre sont leurs noms dans la vallée, il n'est aucune campagne qui ne soit remplie de leur nom (ou : aucun champ n'est aride avec leur nom). » .
5® tableau, — Il est conçu dans le môme principe que le précédent. Le roi est en Anhour. Il offre l'emblème des indéfinies successions des printemps, un personnage qui se redresse en élevant deux tiges, et rappelle ainsi l'acte d'Anhour soulevant le ciel. — L'hommage s'adresse à Chons, le fils d'Amon, identifié à Shou, fils de Ra, lequel a d'ailleurs le même rôle qu'Anhour, dieu solaire du nome d'Abydos.
Ugende de Chons: JJ^^p e1f^.=7j^|-^
SOU, Shou dans Uas, seigneur du sanctuaire benen, qui parcourt l'Occident de Uas sous la forme d'un épervier auguste pour présenter le ma à Amon, le père des pères. »
1. Cf. le diadème où Tépervier posé sur le casque Tentoure de ses ailes. Toutes les fois que le roi porte une coiffure n'appartenant pas en propre à une divinité, il est obombré par un épervier, une uraeus allée,
un vautour ou le disque c:^=> , ^sde? ou |Q| .
Derrière le dieu :
LE TEMPLE d'aPET 229
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Ij fmmÇnJj^'r' «L'Hathor du sanctuaire
oenen, Tefnout, fille de Râ, qui protège sa tête, maiL,., la vie jaillit de ses narines (ses narines respirent la vie). » Par lacoiflEure qu'elle porte % la déesse, la terrible lionne qui, entrée dans le cycle d'Héliopolis, écarte les ennemis du jeune soleil, rappelle ici le coffre dans les flancs duquel a reposé le dieu mort, et qui s'en échappe vivifié sous forme de plantes d'eau. Par un parti pris de syncrétisme, le décorateur a réuni dans ce tableau des personnages solaires ; il a rappelé que Tefnout « la cracheuse », qui lance la première eau d'inondation (Osiris), appartenait à un autre cycle de divinités personnifiant les divers phénomènes de l'inondation et
delà végétation. Tout, l'offrande ici faite mm, les noms et les
attributs donnés aux personnages du tableau, indiquent la loi unique présidant à deux des grands phénomènes de la nature, la révolution solaire, les retours périodiques du Nil.
La légende royale porte : ^^^ Mr tv-» %^ J P j '* ^ ®
^\^ jT'^-'^ WÊ^^^^^^ ^^ soleil, fils de Rà,
fait l'offrande à Tâme mystérieuse (d'Amon?), son cœur s'élance vers l'occident d' Uas pour apaiser le ka du père de ses pères, dans la ville, sous la forme d'un grand épervier, l'enveloppant de ses rayons... »
Les formules apportent ici même un élément autre que les figures.
Les autres tableaux sont conçus d'après les mêmes prin-