‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 16 sur 218 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

VALSAIN.

A sa fille Mondor l'a confiée au sortir du couvent. Vous la verrez tantôt.

FLORVAL, riant.

Je devine à présent !

Vous êtes son époux?

VALSAIN.

Pas tout-à-fait.

FLORVAL.

Mirbelle , Elle vous conviendrait : elle est jeune, elle est belle; Moi-même, sans sa sœur , je l'avoue entre nous , Je l'aurais aimée.

VALSAIN.

Oui?... que ne l'épousez-vous ?

Je vous cède mes droits; je vous appuierai même.

FLORVAL.

Que de bontés !... mais, non.

Je crois qu'elle vous aime.

FLORVAL.

Vous raillez?

valsai:n.

Point du toul.

FLORVAL.

Ou bien vous me fiattez?

74 L'ÉPUEUVE DÉLICATE,

VALSAIN.

Je ne vous flatte point, et, si vous en doutez , Elle vous le dira.

FLORVAL.

Chansons !. .. d'ailleurs Constance...

Je crois l'aimer encor.

VALSAIN.

Bon ! vous riez, je pense!

Quel conte !

FLORVAL.

On tient long-temps aux premières amours.

VALSAIN.

Oui, la preuve en est claire; en moins de quinze jours Vous fûtes oublié!

FLORVAL.

Non... je ne puis comprendre Comment...maismieux que vous qui pourra me l'apprendre? Sans doute on vous pria de la noce ?

VALSAIN.

Oui vraiment , On me fit cet honneur.

FLORVAL.

Dites-moi franchement :

Semblait-elle souffrir ?

YALSAIN.

Pas du tout.

FLORVAL.

JiH parjure !

lillc était de sang-froid ?

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