‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 167 sur 218 · SCÈNE lY · texte numérisé non relu

SCÈNE lY

ELISRA, LE COMTE.

Ma fille, que vous disait le chevalier Ramire pendant la partie d'échecs?

Mon père, il me disait qu'il m'aimait de toute son ame.

Auriez-voL.3 oublié que j'ai promis votre main au seul homme digne d'y prétendre, au duc de Kalitz?

ÉLISKA

Non , mon père.

Quoique le projet de ce mariage soit encore ici un secret, ignorez-vous que je l'attends sous huit jours avec votre frère Heiu^y?

ÉLISKA

Non, mon père.

N'êtes-vous pas décidée à l'aimer?

4io LA UEVANCHE,

ÉLISKA

Non, mon père.

Non , mademoiselle !

ÉLISKA-

Comment l'aimerais-je? je ne le connais pas.

Je le connais, moi. Quand je dis que je le connais , je ne l'ai jamais vu; mais sa famille fut toujours amie de la mienne; j'ai partout entendu vanter sa valeur, ses lumières...

ÉLISKA

J'y crois.

Son amabilité.

ÉLISKA

C'est ce qu'il faudra voir.

c'est-à-dire que sur ce point vous ne vous en rapporteriez pas à moi ?

ÉLISKA

Si vraiment; mais j'y suis plus intéressée que vous.

Ce qui m'étonne, c'est qu'avec la tournure pi(]uant(^ et originale de son esprit il n'ait pas imaginé de nous ménager quelque surprise.

ÉLISKA

Il me surprendra bien si je le trouve aussi aimal)lc qu%:>ii le dit.

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