SCÈNE XI
FRANCESKA, DIDIER.
DIDIER
Lui-même, mon adorable! ah!... j'avais trop présumé de mes forces... C'en est fait... le saisissement... la joie de revoir... tes beaux yeux...
FRANCESKA.
Allons, embrassez-moi, monsieur, et quittez ce ton ampoulé.
DIDIER
Tu as raison, et... (Il l'embrasse.) Çà, dis-moi, es-tu contente et surprise de me voir?
FRANCESKA.
Contente, assez; mais surprise, je ne le suis pas du tout.
DIDIER
Quoi ! tu m'attendais ?
FRAWCESKA.
Je savais que tu allais arriver.
DIDIER
Bah!
Ton maître me l'avait dit.
DIDIER
Mon maître? et où te l'a-t-il dit?
FRANCESKA.
DIDIER
Ici! quand?
FRANCESKA.
Tout à l'heure.
DIDIER
Tout à l'heure ?
FRANCESKA.
D'où naît cet étonncment ?
DIDIER
En vérité, mon nouveau maître a bien peu d'égardi pour moi! il me manque.