ACTE I, SCENK XI. /,-i
FRANCESKA.
En quoi donc?
DIDIER
Charmé d'arriver ici huit jours plus tôt qu'on ne l'attend, il m'envoie devant kii pour annoncer son arrivée, et il se permet de venir avant moi!
FRANCESKV.
C'est fort mal à lui. Mais tu te seras donc égaré en route? dans quelque cabaret peut-être?
DIDIER
Ah! oui; c'est bien un gourmet comme moi qui déroge à ce point-là! Je devrais avoir au moins deux heures sur lui. Je ne sais pas comment il aura fait pour me devancer; je suis à cheval, lui dans sa voiture avec M. Henry, et...
FRANCESKA.
Henry! le fils de mon maître?
DIDIER
Eh ! qui donc ?
FRANCESKA.
Monsieur Henry n'est point ici, et ii y a huit ou dix jours que le duc y est.
DIDIER
Dix jours! ah! par exemple! il y a dix jours à peine que je suis à son service.
FRANCESKA.
Il est venu avec un ami, le chevalier Fédéric.
DIDIER
Fédéric ! ce sonl des imposteurs, des...
FRANCESKA
Tais-toi donc. C'est bien le duc, ton maître i il m'a donné ce brillant; il m'a dit qu'il nous marierait; que tu étais un brave garçon.
DIDIER
C'est un menteur, je te le répète; un intrigant qui se sera introduit... Il faut éclaircir cela... fais-moi voir le téméraire.
FRANCESKA.
c'est fort aisé : suis-moi.
DIDIER
Ecoute; je voudrais d'abord le voir sans être vu.
FP.AHCESKA.
Poltron !
DIDIER
Au contraire; c'est mon courage que je crains; je sens que, dans le premier moment, je ne répondrais pas de moi .
FRANCESKA.
A la bonne heure. Viens donc; je te ferai voir le duc de si loin que tu n'auras rien à craindre... de ton