‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 3 sur 218 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

VALSAIN, écrivant, PICARD.

VALSAIN, se levant.

Holàl Picaid!

PICARD

Monsieur ?

VALSAIJy.

Va porter cette lettre.

PICARD

Oui, monsieur; mais à qui faudra-t-il la remettre?

VALSAIN.

A monsieur Florval.

PICARD

Quoi! ce jeune homme cliai niant

Jadis notre voisin ? qui venait si souvent Chez monsieur Mondor?

YALSAIN.

Oui, c'est lui-même : il demeure...

PICARD

Oh! je sais : ici près. Il ne faut pas une heure Pour aller et venir. Mais, monsieur, dites-moi, Depuis quand est-il là ?

VALSAIN.

Depuis deux jours.

PICARD

Ma foi !

De le revoir sitôt j'avais peu d'espérance.

VALSAIN.

Pourquoi ?

PICARD

Je le croyais au fond de la Provence.

Il aimait une femme et ne put l'obtenir : On l'avait dit parti pour ne plus revenir.

VALSAIN.

Bon!... et connaîtrais-tu par hasard cette femme?

PICARD

Non, monsieur.

VALSAIN.

L'aimait-elle?

PICARD

Oh! de toute son amc...

Du moins, il le croyait. Cependant, moi, je crois Qu'elle l'aimait fort peu ; car on dit qu'en un mois

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