‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 32 sur 218 · SCENE X\I · texte numérisé non relu

SCENE X\I

CONSTANCE, à Florval .

Quoi donc?

FLORVAL.

Encore une nouvelle flamme!..

L'exemple pour Julie est très édifiant !

(à Valsain.)

Pour vous , de mes amours le discret confident , Ne redoutez de moi ni fiel ni jalousie...

(monlranl Constance.) (montrant Julie.)

L'original vous plaît.,. Moi, j'aime la copie.

VALSAIN.

La copie?

CONSTANCE, montrant Julie.

Eh! mais, oui; mon portrait... le voilà.

VALSAIN, à Florval.

Ciel! vous l'aimez?...

FLORVAL.

Sans doute.

VALSAIN , les unissant avec empressement.

Eh bien! épousez-la.

FLORVAL.

Et de quel droit?

Comment! la demande est nouvelle !

Yalsain n'est-il donc pas mon beau-frère?

FLORVAL,

Mirbclle!

Vous l'époux?...

VALSAIJV j montrant Constance .

De madame.

FLORVAL.

Eh quoi donc ! ce malin Lorsque je vous parlais...

VALSAIN.

Vous parliez à Valsain.

FLORVAL.

Ah ! j'avais vraiment bien placé ma confidence !

VALSAIN.

Mieux que vous ne pensez, puisque cette alliance En doit êtie le fruit...

JULIE

Et fait notre bonheur!

FLORVAL.

Julie!...

VALSAIN.

Elle est à vous; mais, je connais son cœur ; Gardez-vous de jamais l'éprouver. Un caprice M'a fait envers Constance user d'un artifice Dont je rougis... qu'il soit une leçon pour vous. Les femmes ont le droit de se venger de nous, Lorsque de leur vertu nous exigeons la preuve. Croyons-les, mon ami, sans les mettre à l'épreuve.

FIN DE l'iÎPBEUVE DlitlCATE.

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