ACTE I, SCENE VIII. »;)J
BONÉZI.
De ce pas chez lui je vais aller.
SELMOURS, de même.
Chez lui ?
BONÉZI.
Je le déteste, il est vrai, mais n'importe; Je parlerai. Pour vous mon amitié l'emporte.
SELMOURS, à part.
Quelle méprise ! ô ciel ! et quel est ce discours ?
BONÉZI.
Adieu.
SELMOURS , le retenant.
De grâce...
BONÉZI, prenant sa canne et son chapeau sur un fauteuil, à droite.
Il loge ici près, et j'y cours.
SELMOURS, de même.
Mais, monsieur, demearez, et dites-moi...
JUSTINE, bas à Selmours.
Silence '
(paraissant tout à coup, comme si Bonézi venait de l'appeler.)
JNIe voilà.
Qu'est-ce?
JUSTINE
Mais vous m'appelez , je pense?
BONEZI , à Selmours . qui le relient toujours .
Moi!... point. Allons... Ah! çà, quel caprice nouveau? Pourquoi donc m'empêcher d'aller...
JUSTINE
Chez Ricardo Peut-être?...
(à Selniours vivement.)
Pardonnez. Nous n'avons pu nous taire ; Vos feux pour Mancina ne sont plus un mystère ; J'ai tout dit.
SELMOURS, à part.
Ah ! voilà...
(haut.)
Mais pais-je consentir?...
lîONÉZI, impatienté.
Quel homme î malgré vous je prétends vous servir.
JUSTINE, àSelmours.
N'insistez plus. Songez, monsieur, que l'on vous aime, Et qu'en hymen moji maître est d'une adresse extrême.
bon:ézi.
Oui, j'ai la main heureuse!... Adieu, je vous promets Que les choses iront au gré de vos souhaits.
J'en doute.
BONÉZI.
Ou je ne suis qu'un sot, ou bien le père A votre amour, à moi, ne sera point contraire. Je ne sais; tout me dit que je réussirai, Et qu'à la noce enfin demain je danserai.
JUSTINE, à Scimours.
Vous l'entendez?
SELMOURS , à Bonczi qui sort.
Allons; j'en accepte raiigurc.