‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 48 sur 218 · ACTE I, SCENE VII ï · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VII ï

IJONÉZI.

Allons donc! pure cntance!

Avant d'en informer Justine et Camilla , Il fallait me parler ; mais passons sur cela. La faute est réparée, et je vous la pardonne. Vous aimez donc beaucoup la petite personne ?

SELMOURS.

Si je l'a

une

BO]YÉZI.

Fort bien ! oh ! vous n'avez pas tort : Ma fille dit aussi que vous lui plaisez fort.

SELMOURS.

Ah! monsieur, ce bonheur passe mes espérances.

BONÉZI.

Cet hymen blesse-t-il les lois, les convenances? Ne méritez-vous pas d'être encor plus heureux? Vous êtes trop modeste.

SELMOURS.

Et vous trop généreux ; Car mon peu de fortune...

BOJVÉZI.

Eh ! mon dieu ! bagatelle !

Votre future est riche, et pour vous et pour elle; Ce n'est pas là l'obstacle...

(confidemment.)

Et vous seriez unis, Mon cher, dès aujourd'hui, si vous n'aviez pas pris Un métier... Ce n'est pas qu'il ne soit estimable; Moi, j'en fais très grand cas... un cas considérable;

i54 LA DUPE DE SOI-MEME.

Mais chacun n'aime pas les beaux-arts comme nous; 11 faut qu'on s'y connaisse. Et d'ailleurs, voyez- vous, Vive un état qui joint l'honorable à l'utile... La banque, par exemple!... Ah!... mais il est facile D'y supple'er.

SELMOURS, l'embrassant.

Mon père !

BO¥ÉZI.

Ai-je rien fait cncor ?

Avant (le m'embrasser, soyez heureux, d'abord.

SELMOURS.

Ah ! mon bonheur est sûr.

BOJVÉZI.

Modérez cette ivresse ; Car enfin il nous faut du temps et de l'adresse.

SELMOURS.

De l'adresse ?

(Justine s'avance sur la pointe du pied.) BONÉZI.

Sans doute. Ah! parbleu! voilà bien Les discours des amants! ils ne doutent de rien. Connaissez-vous si peu votre futur beau-père ?

SELMOURS.

Il est si bon ! . . .

BOWÉZI.

Si bon ? qui? lui ? C'est un corsaire , Un Arabe, un Juif... Mais, je saurai lui parler.

SELiMOliRS, surpris

Lui parler!

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