‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 5 sur 218 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

VALSAIN, seul.

J'ignorais, en épousant Constance, Qu'elle eût aimé Florval. Je ne sais si jamais J'aurais brigué sa main, malgré tous ses attraits. Vaines frayeurs, dit-on! dangers imaginaires! Toutes les femmes sont inconstantes, légères!... Oui; mais soit vanité, tendresse, entêtement. Elles tiennent toujours à leur premier penchant. Je dois en convenir pourtant : s'il en est une Que l'on puisse excepter de la règle commune , C'est la mienne : oui, je crois qu'on pourrait y compter. Mais elle est femme enfin, et je puis en douter. Pour croire à leur vertu , j'ai besoin d'une preuve, Je fais venir Florval pour en faire une épreuve Qui, j'espère, rendra mon triomphe plus grand. Aussi bien, je pourrai dédommager l'amaiU En lui donnant la sœur de Constance. Julie E'aimc sans le savoir; elle est jeune, joli<' ;

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