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SCÈNE III

CONSTANCE, VALSAIN.

VALSAIN.

Je VOUS le disais bien, Madame : ce séjour doit vous sembler sauvage. Avouez-le , Paris vous plaisait davantage : N'avoir d'autres plaisirs et d'autres passe- temps Que le coup-d'œil des champs, et puis encor des champs ! Etre avec son mari toujours en tête-à-tête ! .. .

CONSTANCE

Non, monsieur, non, Paris n'a rien que je regrette : Partout où vous serez je me trouverai bien.

VALSAIN.

Vous me flattez... Mais, moi, je crains qu'il n'en soit rien.

Une femme jolie a le désir de plaire;

Et plaire à son mari , c'est chose si vulgaire !

CONSTANCi:.

Sans doute vous laillez?

VALSAIN.

Non , sérieusement ;

58 LÉPUEUVr; DÉLICATE,

Et je v(>ux aujourd'hui vous le prouver.

CONSTANCE

'Comment?

VALSAiJV.

Je fais venir, madame, un convive agréable, Et je serais charmé qu'il vous parût aimable... Mais, vous le connaissez...

CONSTANCE

Qui?

C'est Florval : Picard Doit nous le ramener dans une heure au plus tard.

CONSTANCE

(à part.) Que dites- vous? G ciel! me serais-je attendue!...

(haut.)

Florval ?

VALSAIN , l'examinant.

Qu'avez-vous donc? vous me somblez émue.

CONSTANCE, se contraignant.

Moi, monsieur!... point du tout.

VALSAIN, à part.

Elle s(! cache en vain Son trouble la trahit.

CONSTANCE, à pan.

Quel est donc son dessein?

VALSAIN.

De Florval à Paris je fis la connaissance.

On le dit près de nous; après six mois d'absence,

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