‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 7 sur 218 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

.Kai voulu le revoir. On aime à retrouver Ceux que l'on aimait.

CONSTANCF.

(à pan.) Oui... Voudrait-il m'eprouver?

Saurait-il?...

J'ai pensé, pour rendre moins sauvage Notre brusque retraite en ce triste village, Qu'il nous fallait quelqu'un dont la société Vous épargnât l'ennui de l'uniformité.

Aurais-je mal choisi ?

CONSTANCE

(à part.)

jVIonsieur... Cachons mon trouble , (haut. ) Je m'en rapporte à vous.

VALSAIN, à part.

Son embarras redouble.

(haut.) Moi, j'estime Florval au point que je voudrais Qu'il fût aimé de vous... si je ne vous aimais.

CONSTANCE

Vous êtes généreux !

VALSAIN.

I^lorval saura vous plaire , Ou je me trompe fort.

CONSTANCE

Il se peut.

6o L'EPREUVE DELICATE,

VALSAIN.

Votre père Avec lui, ni'a-t-on dit, un jour se querella ; Ils sont brouillés, dit-on; mais que vous fait cela? Vous ne fûtes pour rien, je crois, dans la querelle?

CONSTANCE

(à part. )

Je ne m'en mêlai pas. Quelle gêne cruelle !

VALSAIN.

Ainsi point de raisons pour haïr Florval ?

CONSTANCE

Non.

VALSAIN

Pour le craindre, encor moins ?

CONSTANCE

Moi , le craindre !

VALSAIN.

Son nom A paru vous troubler,

CONSTANCE

Monsieur!...

VALSAIN, souriant.

N'allez pas cioire Que je présume rien qui blesse votre gloire ; D'aucun soupçon jaloux mon cœur n'est alarmé.

CONSTANCE , vivement.

Mais vous ne savez pas que Florval est aime...

VALSAIN.

Aime ! bon !

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