‹ OEuvres diverses. PublieésChapitre 92 sur 218 · SCÈNE YIII · texte numérisé non relu

SCÈNE YIII

CAROLINE, DESROSNAIS, DESCHAMPS,

en habit (lu jour, mais ridicule.

DESCHAMPS

Est-il permis de voir ce logement?

Il est à louer?

CAROLINE

Oui.

DESCHAMPS

Cette chambre est jolie...

Elle conviendri; fort, je crois, à ma Julie.

DESROSNAIS.

C'est votre fille ?

DESCHAMPS

Non.

CAROLINE

Votre femme?

DESCHAMPS

A pou près.

Moi, je loge à deux pas.

DESROSNAIS.

Voilà des feux discrets!

Monsieur dans ses amours apparemment préfère

Le piquant du scandale au piquant du mystère?

DESCHA.MPS.

Du mystère! Fi donc! moi, quand je suis aimé, Je veux que tout Paris en puisse être informé.

CAROLIWE.

Monsieur ne veut-il pas visiter l'autre pièce?

DESCHAMPS

Vous n'en avez que deux en tout?... Je vous les laisse. Pourquoi donc sur la porte écrire : appartement? C'est me faire monter fort inutilement.

Ainsi l'on en impose à nous autres gens riches! appartement! et puis fiez-vous aux affiches!... J'ai cru trouver ici chambres et cabinets, Salle à manger, boudoir, cuisine, caveau frais, Bibliothèque...

DESROSNAIS.

Ah! ah! vous aimez la lecture?

DESCHAMPS

Oui, mais je suis surtout amateur de peinture.

DESROSNAIS.

Vraiment !

DESCHAMPS

Sans me vanter, j'ai chez moi des tableaux D'un prix!... Le Muséum n'en a pas de plus beaux. J'ai des originaux... à coup sûr sans copie. C'est que j'ai voyagé long-temps en Italie. Les peintres m'estimaient; Raphaël m'aimait fort.

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