‹ Œuvres Diverses publiéesChapitre 42 sur 192 · Recueil de Monuments, t. H, pi · texte numérisé non relu

Recueil de Monuments, t. H, pi

2. Littéralement : nul recul à ta volonté; c'est-à-dire personne ne peut Tempêcher de venir si tu le yeux.

pas réussi à traduire e^^g^^^ "^\ ^^ '' 1 plus aujourd'hui cet haSilt - ' "?' ^tfV A^ « population dans la ^r-^^l?^ «Sypto\oft iTV » paya tout entier. et^U^^ oatastroç^^ .<.^ » ce pays. Je sau;ai li ^T^ f "^^T^^ C^ .

» délivré de ma peur -^^-™^«*^'^^^le, afX // » toutes sortes de biêrS ' "^ >T ^ ^ '

Bien renseignés main ton a T^-i- « i \p^ nous re^nnaitrons ^.^^1^^^,^^^^^^^

de la deuxième phn^se de. to.^to <.tv.dié. ^ ^st^P|sé à ^P -^ ,. ^^.j

Mais.danslepremierg-r-oui^e, duj>ro„om personnel ^, «'ost poirîte^' a ll^=^- On s'aperçoit consôcjuemmc groupes "^i"^^,^ ^---Ti-'Q^ .^<^5^^ ia suite du teste, et term î xi on t u n<rîpJirase ^ent est perdu. Ceci oxplicjué, ies '

o 11=^=^ ne peuvent êtro «gtie 1© su/ej ^ suit. <5

En arrangeant notre version d'après r cèdent, nous aurons : ^ f

« Un chant juste ou vr-e l'asile de njo^ » "eu de mon calme, par des paro/e* ^«/ » contre le transgresse u r ; qu'il ne s'ao^r^ » que ce ne soit de son gré . » °^/

Quant aux deux premiers groupes, q .

i. Inscription do la Stfittti^tic; nrtop/iorc, e<)*,j . ftorsonn fit probablement du tem plo de iVe/i/, y^ "^.^J*

de ma peur\ ils nous apprennent que le moraliste parlait d'un sentiment de crainte dont il a été délivré. Sous l'empire de ce sentiment, il gardait le silence, il demeurait inerte et indilTérent; mais, sa crainte guérie, il reprend la parole, et ses discours vont faire justice du transgresseur, du violateur : qu'il n'approche pas, s'il ne veut s'exposer à des paroles acerbes.

En continuant de la sorte, on reconstruirait probablement des parties plus ou moins étendues de la traduction du Papyrus Prisse, mais, malgré cette analyse sérieuse, on laisserait passer un très grand nombre d'erreurs. Un travail de cette nature ne m'offrirait pas à moi-même des résultats certains.

Un de mes estimables collègues en égyptologie n'a pas été arrêté par les mêmes préoccupations. Je veux parler de M. le D' Lauth, de Munich, qui a entrepris une traduction complète du même papyrus et en a déjà fait paraître la première partie. Voici comment il rend les phrases, que je viens de discuter in extenso :

(( Sain est celui qui m'honore, loué celui qui m'accueille ; » ouvert est l'écrin de ma diction; dilaté le siège de ma )) fiction, en parole munie de couteaux pour assaillir le né- » gligent, qui ne bouge pas et qui n'est pas à son poste. »

Si je continuais l'examen du texte de ce terrible manuscrit, je ne différerais pas moins radicalement dans tous les mots et dans toutes les phrases avec la traduction de M. Lauth. A la vérité, je réussirais seulement à reconnaître que le sens précis des sentences m'échappe, tandis que mon confrère affirmerait ses traductions.

Je crois qu'il se fait illusion ; mais si, par impossible, il est à même de justifier analy tiquement ses traductions, je me permettrais de l'engager à faire connaître et à laisser dis-

1. Cette expression être guéri de la crainte^ de la terreur^ se peu contre dans d'autres textes.

cuter ses preuves. Toutes les notVo^^ .^ VV^ ^ le domaine commun. Les inâLex ip^^^^ K^ A <^ riches que les grammaîre^s et \es ^ qv "^ ' peut donc, aussi bien qvxo <i'a\]itres, V ^ tions concluantes qui jvistifieraL\etv\ ^ ^ A peut-être citer quelques to-xitos ooncVw^^ \,^ duction suivante, qu'il donne et la, pî^S^

Aon, ô Osiris, Icjl l^occ<'/*93 />cx/-i<i ; ^

et montrer que le vooatîf p>^uii; être it^^' sujet du verbe. Mais il fsLiat; x>^^^^^^^ ^^" que dans les textes contro^^^r-sés . loi la to moins probable que lo dét^rn^î natif /lO^ songer à un nom divin qiJi.^ n3.oyennant

erreur graphique des p>l ui s ra.i^^s - ^ ^ ^=^

s'arrêter d'agir; "^^ ^ ^ â^?" ^^* *^ "^

déterminatif du cœur, qni le ï>lus souve valeur du mot. Si cette oen:it>in»'ison a , lière dans certains cas. cG±tG^ valeur ixoi difficultés que celle de la plupart des ^ des idées abstraites. L'inaction, rmertiQ ^

être l'impassibilité, peut— ôtre aussi ia ^^^ quelquefois nommé Oert—het ou seulein pas certain que le signe d" coeur c/ojve cegroupe. Mais, quelle qu'en soit if «'§!,,.

du dieu est aussi facile â. i-econnaitre ^^^ toutes les autres appella-ti*"^^ sous iesçf,^^, Je ne le reconnais pas dans le passage ^^.

Prisse, non plus que dans le curieux c/j^^ piste, publié par M- rxirnxchen, fe^te ^^

l'idée ^ ^ et l'idée ^^S^"^^/ • ' » joyeS, ainsi s'expri»»® le chanteur

» lequel on aborde à la terre amie du silence sans relâche »

Il s'agit du séjour des morts, que certains textes dépeignent avec des couleurs fort mélancoliques, malgré la foi vive des Egyptiens dans la résurrection.

La locution bouche qui cesse de parler est connue par

d'autres textes sous la forme ^^ cz^:=« (ÎQ ^^^ ^^ ; cesser

de se taire est donc conforme au génie de la langue égyptienne.

En vertu de ces prémisses, au lieu de traduire avec M. Lauth : « Non, ô Osiris, la bouche parle; aucune parole » n'est en elle », je dirais : La bouche ne cesse pas de se taire; elle ne parle pas. C'est la suite, mais non la fin, d'une description des misères de l'extrême vieillesse. Si Osiris y était invoqué, ce serait au commencement de Ténumération, et non pas au milieu. Relativement à l'emploi du détermina tif O I , on peut admettre que les Egyptiens regardaient le cœur comme siège du silence, du calme, de la quiétude, et la bouche comme siège de l'élocution.

On voit à combien d'observations minutieuses on est forcé d'avoir recours, sans pour cela obtenir des résultats bien frappants d'évidence. Telle est notre situation en face des textes de ce genre. Pour faire accepter par la science sa traduction du Papyrus Prisse, M. Lauth devra appuyer ses traductions par des exemples pris dans les textes et montrant dans des phrases intelligibles l'emploi des sens et des tournures qu'il adopte. Les courtes remarques qu'il a consacrées à chaque groupe ne satisferont pas la critique la moins exigeante. Laissant de côté ses arrangements syntactiques, on lui demandera nécessairement, en ce qui concerne les courtes phrases que je viens d'analyser, de nouvelles preuves pour les valeurs suivantes :

1 1 e=î-=3 complacens ;

LE PA.T»-ÏR,\3S V^

dictio ;

^ s 7i aggredi, arujrslfen. ; ^ç

[ ^ -A ocrsore, « bouger », r-ohre'" ^'^ aÇlS*

I „ «■< — Bàsonposto », cttt/" seiiu!''' ^ Jl^'*'

Si M. Lauth neréussit pa.s à, montief ^--J. 0^ adoptés sont justes et les iniens inexacts» ^ .^ -^

moi que la solidité de S6s inter-prétatioï^^ a^^ ^^ S^ matique, car les facilités cixa'ï 1 s'est accor<> ^ ^ sages, il lésa prises aussi <ia.ns tout le reste +^Vlï*' ''

De si graves dissidencïets , mon clierdireOi^ pas rester inaperçues par l'écolo de ChatnpOll lOli • travailleur zélé et savant oonsciencieux, ne ^îrif son travail partager le sor-t cie celui de :\j^ j.^^ *-*Ui huit pages du Papyrus I^rîsse, il nous f>t.^ "^^^i t/j. tion des deux premières ; il est *^*^"^^1ï^K| ^^t> /---k lesobjections qui s'élèvent d'elles-mènie^ '^ ^ *-e | qu'il a suivie et les résultats auxquei^ ^**tî? -^Oi

qu'il les combatte lorsqu'il nous ^o^^ H *^^*o j seize autres pages. S'il réussît à Justi■ç^^^^ »? ^ j? ^ considérablement enrichi la grramniaire ^ « V--^^^J mais il faut qu'il nous aide £* fa>re 'e (^,. «t ^^ »-«^^-^«/ sèment inattendu de rioliesses, que p^^ «"q '''^«^i^-" . mettra sans démonstration suffisante. ^^ ^^ «Wj^t^u

Chalon-aur-Saône, 5 m»* 18''*'- »^

SUR ^ ET Hw-

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