DESCRIPTION ET DATE DU PAPYRUS
Ce papyrus se compose de vingt-cinq pages d'écriture hiératique du type le plus beau et le plus lisible de l'époque des Ramessides. De la dernière page il ne reste qu'un petit nombre de mots, et seulement quelques lignes de l'avantdernière ; toutes les autres sont plus ou moins criblées de trous, qui occasionnent des lacunes dans le texte.
Comme la première page commence avec la date du 18 de Thoth, c'est-à-dire du premier mois de Tannée égyptienne, on peut évaluer à cinq pages environ la portion qui manque au commencement. Par surcroit de malheur, les Arabes qui se sont partagé ce précieux manuscrit n'ont pas respecté la séparation des pages entre elles; ils ont coupé en plein texte, de telle sorte que toutes les lignes de la page 1 ont perdu leurs premiers groupes.
La dernière indication du Calendrier se réfère au 11 du
1 . Ce papyras a été publié par le Musée Britannique dans la belle collection des Select Papt/ri in the Hicratic Character, pi. 144 à 168. Le contenu en a d*abord été signalé par M. Salvolini; M. Birch l'a décrit dans la préface des Select Papt/ri; d'autres égyplologues y ont fait de nombreux emprunts. M. de Rougéen a disserté plus amplement dans l'appendice à son Mémoire sur quelques phénomènes célestes. Reçue archèolocjiquc, 1853. D'autres travaux, publiés en Angleterre, ne me sont pas connus. J*ai traduit diverses mentions de ce papyrus dans le Papi/rus mcif/lque Ilarris, p. 157.
CNV-^^"'
^^^t^ *~*^5^^^ J^OTJHS FASTES ET NÉFASTES
^^ tvV^^ a-^^^-^Sïi g-r'and nombre de fautes considé-
j^a^tès®^^^: veco^^-^*^»-"t r*e dans des phrases dont le sens ^gs, lacV\©^ -jj^vv^s "^ «>sti évident que des choses du même tnaïv\^**^®* e%^*^®^ ^«vris cjueJfjues-uns des passag'es obscurs >ïvte àovveï^ '^g c\vi^ ^^Vkondent dans le manuscrit. (1 iwïvteVVvg^ ^^^ ^es X>î^ssag-es en présence desquels le tra- Or, ^e ^^^^^^gèà'^^'vouer son impuissance, est très grand; àuctevir est o çerW^^ d'expliquer cette impuissance par la i\do\t^vii e ^^^^Q tna,térielle qui l'arrête; car il ne faut pas circonstance Vinsviffisance du progrès de la science la
îalre po''^^.^ ^e ces échecs.
responsa^^^^^^^^^ ^^^ erreurs proprement dites, le style
A ?vrus admet \es abus orthographiques que j'ai souvent
• naS comme un grave écueil dans l'investigation des
textes. J'en citerai ici quelques-uns pour faire juger la
difficulté : • Af„;+
1» La légende du 13 Pharmuti, <^"* ^**** "" Jour funeste, dit que ce fut le jour de diriger- ^'^^^ l'occident et de faire revenir vers f J ^; le scribe i*. ^<=^^* '"^ ^^ "«"^ d'Abydos en remplaçant le déterminatif f:>ill^ © par le déterminatif jour Ol. Mais le sens exige qu'on 1 i^e \Onent et non Abydos, et la légende du 15 Pharmuti ^tro^"^'^ ^"® *^'^®* intentionnellement que le scribe a employé cette orthographe abusive; on y voit, en efïet, l'horizon oric^n-tcil désigné par les groupes
^■"f jr^"". Au déterminai. ti f ^'^'^' ^^ ^*'"^® * ^j**"**^ fci SI signe topographique qui s vi i * habituellement le groupe Orient. En égyptien l'on disait , comme en copte, cAt pour rO/v>«<et€ftu,TpourA6«/rfos -(50 x-SLip^vocX^^v^^x^t phonétique autorisait le caprice graphique <a«^ nous venons de signaler, et qu'il ne faut pas regarder eoroi»® "^« erreur.
2° Le groupe "^nnni, copte -^o^' signifie rrtorttagr^, et ^^, qui a en égyptien la méro^ prononciation, exprime
l'idée mal, mauvais; le premier A& *^^ 5"^°^®^ ®^* employé à la place du second dans la lég"^**^^ " ^ I*harmuti; la
prononciation devait être différente, selon que le mot était
employé pour je, moi, ou pour tu, toi; les signes (^ ^ sont
simplement un pléonasme graphique lorsqu'il s'agit de la deuxième personne, et dans ce cas ils ne se prononçaient pas. Le calendrier Sallier offre des exemples de ce pléonasme, par exemple dans la défense de se baigner le 17 de Tobi :
flk^rlETik
A/N/VV/NA ^- — :3R •> ea AA/WNA
A/VWW A/WV/>A
Ne te baigne en aucune eau.
6° La durée du temps s'exprime en égyptien par le groupe g^*.; le copte ^2} ^ '^ même valeur. On se sert de ce mot pour les combinaisons : la durée de la vie^ la durée du Jour, une durée éternelle, etc. Mais, dans la légende du 22 Phaménot, pour dire la durée du Jour, le scribe a fait
usage des groupes 8 p i aa^aaa <z:> , substituant ainsi au mot
qui signifie durée un mot de même son qui signifierait membres, s'il était pris dans le sens que lui assigne son orthographe.
J'arrêterai ici mes citations pour ce qui a trait à ce genre de bizarreries, mais je noterai quelques exemples des fautes qui proviennent de l'inattention du scribe.
8° La défense de se livrer à aucun travail est formulée habituellement de cette manière :
III Ci
Ne fais travail aucun.
Cette défense revient au 27 Phaménot, mais avec la suppression du verbe/aere. On y lit seulement : t) ^^__ LJ%
1 I I o Ainsi mutilée, la phrase est incomplète et incorrecte : il
DE l'année: lfe.O-X^ï>'i
faut rigoureusement un ver\>et
négative.
90 Parmi ses nombrevisos
particule J^, placée avi
sède celle d'annoncer une
position initiale. C'est le ^^^
mon mémoire sur le F^ctpyr-vc^ ^f^#-f ss dans le calendrier SalUer . ^E.tx faire comprendre la qvi.es'tiorx ^
E:it l(i riè tout OF* C-C5 ^OC«f«
C'est-à-dire: quicorvqxjL^ i^<x,tt oe j Mais il faut se garâ^OTr â.^ crolro commençant par H ]possfeâ.eïTi.ti lat
tionnelle; il est pro\3.^é> x>^^ â^e^s ox:<
que la particule en
phrases purement
Ce serait encore vin.0 ^^rr-e^vLx- âe conditionnelle exigo l'erxii5>\ox do c pu être supprimé sarxs a,\3.<3vaxx ix\c citée, dont voici a.' aille VI rs xxr^ éciva
Le ne
Il est extrêmement; imp»orta-i^*
par des théories ^ - - - ^. *. .
se méprendre systématxcivxement: ,
dicersesV
%. PI. 8, 1. 3; voyez a.r.3S^ £>l.
mêmes observations sont applicables à la particule û^,
lorsqu'elle est initiale dans les phrases; elle n'influe ni sur les tournures conditionnelles, ni sur les formes interrogatives. M. Devéria a proposé à ce propos des règles qui l'ont conduit lui-même fatalement à l'erreur \ ainsi que je n'aurai pas de peine à le démontrer. Quant à présent, une preuve matérielle suffira au but que je me propose.
L'une des pièces contenues dans le Papyrus Anastasi II énumère les inconvénients afférents à diverses professions, comparés aux avantages qu'offre l'état de scribe; la portion
du texte qui concerne la profession de F==3(]Sn, chef de
magasin ou de chantier* ^ commence ainsi :
fl©v '\j^^ ^
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