‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 106 sur 204 · SA VIE ET SES OUVRAGES. CCXXUI · texte numérisé non relu

SA VIE ET SES OUVRAGES. CCXXUI

des mécontentements , des murmures et des épigrammes. Dans un pamphlet du temps, nous trouvons ce curieux passage : « Pouvoit-on désirer un magistrat plus éclairé que JuUus iMsn<s? (Louis Rolland, lieutenant des habitants, de 1691 à 1697.) Sa longue expérience des affaires publiques et particulières avoit fait naître pour lui dans les cœurs la confiance et l'espérance, sur lesquelles on l'a porté au consulat. Cependant, tant de lumières n'ont produit à la Tille que l'établissement d'un triste luminaire, entretenu d'un impôt sur le pain , et dont la mauvaise lueur sert moins à éclairer le peuple qu'à l'aftliger par le souvenir de ce qu'elle lui coûte. Belle origine de la noblesse que ce bien-aimé magistrat a méritée pour récompense de son administration, dont les premiers titres seront les registres des entrées pour la farine! » (P. Dorigay, Lettre à M. NoMet, 30 avril 1702.)

Il faut ajouter à ce petit exposé que le lieutenant Julius Luscus, si rigoureux pour l'exécution des édits, l'étoit infiniment moins dans ia vie privée, et que l'hilarité publique avoil accueilli le récit de quelques-unes de ses déconvenues conjugales, .^laucroix , après avoir inutilement excipé de ses droits à l'exemption du double tribut , s'exécuta, mais en décochant ce trait à l'impitoyable lieutenant :

Reims écrit: ^: La ville payaau roi, la somme de 81, 000 livres pour l'établissement des lanternes, et pour fournir cette somme, on imposa le droit d'entrée sur les farines do froment pendant trois ans. » (Haluze, Hist. de Reims, fonds Levèque-Laravalière, an 1701.)

CCXXIV MAUCROIX.

Lisandre, tempère la bile!

Aussi bien est-elle inulile. Car, quand ton intendant fichu Nous fera payer des lanternes, Des armes et des balivernes, Tu n'en seras pas moins c...

Malgré les joyeiiselés souvent indiscrètes de sa muse, Maucroix, je le répète, n'avoit jamais cessé d'être chrétien. D'ailleurs l'âge, encore plus que les infirmités, l'instruisant assez de sa fin prochaine, il se prépara longtemps avant l'heure au terrible départ. Les archives du Chapitre de Reiras m'ont fourni la copie de son testament. Il est simple, laconique et sans ambiguïté. On l'y voit, convaincu des hautes vérités de la religion, fidèle au souvenir de son frère, ami constant et maître généreux, léguer tous ses biens à ceux dont il eut soixante années rattachement et la confraternité.

(Je fut madame l'abbesse de Saint-Pierre-les- Dames, Marguerite-Angélique de Bélhune, femme alors d'une grande vertu, et dont nous avons eu occasion de parler, que Maucroix fit dépositaire de ses dernières volontés.

Après cette grande émotion qui suit l'accomplissement de l'acte suprême appelé Icsiamcnl, il semble, quand il a lieu dans des circonstances aussi tardives de la vie, qu'il ne doive plus rosier à l'homme que le besoin du repos et de la contemplalion. Il n'en fut point ainsi pour François J>îau-

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