BOUTADE
Otie Kemib est on triste »éji)ur I Twrt lliiver k soleil à peine S'y montre nne foiij la §<Tnaine ; La nuit y dore toat le jour.
Toi
Poi - é.
Tout bien pesé, ivenns est enKwe Pins plaisant ftiiTer qne F été.
ÉPIGRAMME
rà passé deux ■•» ans ta ■vmr.
Et àardml cette itmgm f rar, Je Be cattiCilMs de Teapmr Qn'die rerioiirflît fin tanaiBe.
Après YÀe* ées ^he9x la ^«fià.
Mais sa cmaEté i —iriiBii :
n&& épine s'ea aSa, PïSb épioe est reremie.
CHANSON
Hélas ! on m'oblige à celer Le mal dont mon amc est alleinle, El pour mieux le dissimuler, On me défend jusqu'à la plainte !
Pour plaire à l'ol>jel que j'aime, Je tâche d'èlre discret :
Mais quand l'amour est extrême, 11 a bien peu de secret.
Songez à me rendre content ;
Que vous sert d'être si sévère?
Ce devoir que vous prisez tant
Après tout n'est qu'une chimère.
Seroil-cc un crime, ma belle, De reconnoilre ma foi ?
Hélas! soyez moins cruelle, J'en prends tout le mal sur moi.
DEMAUCROIX. 17
ÉPIGRAMME
Que ta mère prend de souci De nous venir chercher ici!
Celle jalouse, en son absence, Crainl sans doule pour la verlu.
0 ma belle Iris, que n'es-Ui Aussi volage qu'elle pense !
AUTRE
Les dévols prêchent nuil et jour Contre les plaisirs de l'amour ; Mais ils ont beau dire, on s'en raille. Si l'on punissoil ce péché, Il faudroit, dit un débauché.
Remplir le paradis de paille.
18 poÉsiRs
LE POUTRAIT*.
Afin d'adoucir mon tournienl Je baise Ion poiirail, Iris, à lout momeni, Ma peine csl nn pen moins dure :
Mais pour ne le déguiser rien, C'est peu qu'un remède en peinture Pour un mal si grand que le mien.
QUATRAIN*
Honneur, tyran trop sévère; Je devrois bien te haïr ; Si Philis me (léses|)ère Ce n'est (pic pour t'obéir.
DE MAUCROIX. Il)
ÉGLOGUE
TinCÏS, IRIS.
TIRCIS
Coolons-nous promplement sous cel épais feuillage.
IRIS
Ne rois-lu rien, Tircis, dans ce sombre bocage?
TIRCIS
Ma belle, en quelque endroit que je porte les yeux, Je ne vois rien.
IRIS
Ni moi.
TIRCIS
Séjour délicieux, Favorable aux amanls, retraite solitaire, De nos tendres amours soyez dépositaire ! Sous ce chêne branchu veux-tu te reposer i*
20 l'OÉSIES
IRIS
Je le veux; garde-loi, Tircis, de Irop oser, Sur Ion respect, berger, lii vois que je me fie; Tu sais ce qui m'est cher Cent fols plus que ma vie.
TIRCIS
Ne crains rien, mon Iris. Que les baisers sonl douxl
Faunes, de mon bonheur n'êles-vous point jaloux !
J'éprouve de l'amour toute la violence,
Et je l'aime encor mieux , Iris, que je ne pense.
Donnons un peu de trêve à nos jeux innocents,
Et laisse-moi goùler les plaisirs que je sens.
Que je trouve l'amour une aimable folie,
Et que dans ses transports doucement on s'oublie !
Nous n'avons qu'un moment à rester en ces lieux ;
Soyons bien ménagers d'un temps si précieux;
Iris, si lu voulois
IRIS
Quoi? que penses-tu faire?
Insolent, où va donc cette main téméraire?
TIRCIS
Nous sommes seuls , Iris.
IRIS
Mais que m'as-lu promis?
Bien folle qui se fie à de pareils amis !
DEMÂUCROIX. 21
TIRCIS
Eh quoi ! le fâches-lu d'une si tlouce injure?
IRIS
Coramcnl?si jem'cn fâche? Oses-tu bien, parjure, Me tenir ce discours? pour (|ui donc me prends-lu? El qui le fait ainsi douter de ma vertu?
TIRCIS
Pardon, ma chère Iris.
As-tu bien l'impudence De parler de pardon après ton insolence?
TIRCIS
Mais l'amour
IRIS
Mais l'amour ne sauroil l'excuser.
TIRCIS
Eh quoi! mon repentir ne i)eul-il l'apaiser? J'embrasse les genonx.
IRIS
Laisse-moi ; ton audace N'est pas de ces forfaits qu'un repentir efface.
TIKCIS.
Eh bien ! puisqu'on ne peut émouvoir la pitié, Je ne survivrai point à ton peu d'amitié; Je vais dans ce canal mellre fin à ma peine. Heureux, si mon trépas peut apaiser la haine !
IRIS
OÙ vas-lu?
TIRCIS
Je m'en vais mourir et vous venger.
IRIS
Écoute Mais aussi falloit-il m'outrager?
Promets-moi dem'aimerd'nne amitié pUissage. N'en fais-je pas assez? que veux-lu davantage? Je laisse en la faveur sommeiller mon devoir. Et je ferme les yeux de crainte de trop voir.
TIRCIS
Iris, ma chère Iris, ma divine bergère, Que je me veux de mal d'avoir pu te déplaire ! Pardonne à mon transport ; je le donne ma foi Que jamais la verlu ne se plaindra de moi.
IRIS
Souviens-toi donc, berger, de garder la promesse, Et, si je te suis chère, é))argne ma loiblesse.
Voudrois-tii ni'exposer aux morlels déplaisirs De m'êlre follement livrée à les désirs? Ion respect me liera d'une chaîne plus forte, Et croîtra, s'il se peut, l'amour que je le porte. Levons-nous; un amant, le silence et les bois Sont trois grands ennemis à combattre à la fois.
TIRCIS
Que crains-Ui? n'as-tu pas ma parole pour gage?
IRIS
Pour plus de sûreté, sortons de ce bocage.
ÉLÉGIE