‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 114 sur 204 · BOUTADE · texte numérisé non relu

BOUTADE

Otie Kemib est on triste »éji)ur I Twrt lliiver k soleil à peine S'y montre nne foiij la §<Tnaine ; La nuit y dore toat le jour.

Toi

Poi - é.

Tout bien pesé, ivenns est enKwe Pins plaisant ftiiTer qne F été.

ÉPIGRAMME

rà passé deux ■•» ans ta ■vmr.

Et àardml cette itmgm f rar, Je Be cattiCilMs de Teapmr Qn'die rerioiirflît fin tanaiBe.

Après YÀe* ées ^he9x la ^«fià.

Mais sa cmaEté i —iriiBii :

n&& épine s'ea aSa, PïSb épioe est reremie.

CHANSON

Hélas ! on m'oblige à celer Le mal dont mon amc est alleinle, El pour mieux le dissimuler, On me défend jusqu'à la plainte !

Pour plaire à l'ol>jel que j'aime, Je tâche d'èlre discret :

Mais quand l'amour est extrême, 11 a bien peu de secret.

Songez à me rendre content ;

Que vous sert d'être si sévère?

Ce devoir que vous prisez tant

Après tout n'est qu'une chimère.

Seroil-cc un crime, ma belle, De reconnoilre ma foi ?

Hélas! soyez moins cruelle, J'en prends tout le mal sur moi.

DEMAUCROIX. 17

ÉPIGRAMME

Que ta mère prend de souci De nous venir chercher ici!

Celle jalouse, en son absence, Crainl sans doule pour la verlu.

0 ma belle Iris, que n'es-Ui Aussi volage qu'elle pense !

AUTRE

Les dévols prêchent nuil et jour Contre les plaisirs de l'amour ; Mais ils ont beau dire, on s'en raille. Si l'on punissoil ce péché, Il faudroit, dit un débauché.

Remplir le paradis de paille.

18 poÉsiRs

LE POUTRAIT*.

Afin d'adoucir mon tournienl Je baise Ion poiirail, Iris, à lout momeni, Ma peine csl nn pen moins dure :

Mais pour ne le déguiser rien, C'est peu qu'un remède en peinture Pour un mal si grand que le mien.

QUATRAIN*

Honneur, tyran trop sévère; Je devrois bien te haïr ; Si Philis me (léses|)ère Ce n'est (pic pour t'obéir.

DE MAUCROIX. Il)

ÉGLOGUE

TinCÏS, IRIS.

TIRCIS

Coolons-nous promplement sous cel épais feuillage.

IRIS

Ne rois-lu rien, Tircis, dans ce sombre bocage?

TIRCIS

Ma belle, en quelque endroit que je porte les yeux, Je ne vois rien.

IRIS

Ni moi.

TIRCIS

Séjour délicieux, Favorable aux amanls, retraite solitaire, De nos tendres amours soyez dépositaire ! Sous ce chêne branchu veux-tu te reposer i*

20 l'OÉSIES

IRIS

Je le veux; garde-loi, Tircis, de Irop oser, Sur Ion respect, berger, lii vois que je me fie; Tu sais ce qui m'est cher Cent fols plus que ma vie.

TIRCIS

Ne crains rien, mon Iris. Que les baisers sonl douxl

Faunes, de mon bonheur n'êles-vous point jaloux !

J'éprouve de l'amour toute la violence,

Et je l'aime encor mieux , Iris, que je ne pense.

Donnons un peu de trêve à nos jeux innocents,

Et laisse-moi goùler les plaisirs que je sens.

Que je trouve l'amour une aimable folie,

Et que dans ses transports doucement on s'oublie !

Nous n'avons qu'un moment à rester en ces lieux ;

Soyons bien ménagers d'un temps si précieux;

Iris, si lu voulois

IRIS

Quoi? que penses-tu faire?

Insolent, où va donc cette main téméraire?

TIRCIS

Nous sommes seuls , Iris.

IRIS

Mais que m'as-lu promis?

Bien folle qui se fie à de pareils amis !

DEMÂUCROIX. 21

TIRCIS

Eh quoi ! le fâches-lu d'une si tlouce injure?

IRIS

Coramcnl?si jem'cn fâche? Oses-tu bien, parjure, Me tenir ce discours? pour (|ui donc me prends-lu? El qui le fait ainsi douter de ma vertu?

TIRCIS

Pardon, ma chère Iris.

As-tu bien l'impudence De parler de pardon après ton insolence?

TIRCIS

Mais l'amour

IRIS

Mais l'amour ne sauroil l'excuser.

TIRCIS

Eh quoi! mon repentir ne i)eul-il l'apaiser? J'embrasse les genonx.

IRIS

Laisse-moi ; ton audace N'est pas de ces forfaits qu'un repentir efface.

TIKCIS.

Eh bien ! puisqu'on ne peut émouvoir la pitié, Je ne survivrai point à ton peu d'amitié; Je vais dans ce canal mellre fin à ma peine. Heureux, si mon trépas peut apaiser la haine !

IRIS

OÙ vas-lu?

TIRCIS

Je m'en vais mourir et vous venger.

IRIS

Écoute Mais aussi falloit-il m'outrager?

Promets-moi dem'aimerd'nne amitié pUissage. N'en fais-je pas assez? que veux-lu davantage? Je laisse en la faveur sommeiller mon devoir. Et je ferme les yeux de crainte de trop voir.

TIRCIS

Iris, ma chère Iris, ma divine bergère, Que je me veux de mal d'avoir pu te déplaire ! Pardonne à mon transport ; je le donne ma foi Que jamais la verlu ne se plaindra de moi.

IRIS

Souviens-toi donc, berger, de garder la promesse, Et, si je te suis chère, é))argne ma loiblesse.

Voudrois-tii ni'exposer aux morlels déplaisirs De m'êlre follement livrée à les désirs? Ion respect me liera d'une chaîne plus forte, Et croîtra, s'il se peut, l'amour que je le porte. Levons-nous; un amant, le silence et les bois Sont trois grands ennemis à combattre à la fois.

TIRCIS

Que crains-Ui? n'as-tu pas ma parole pour gage?

IRIS

Pour plus de sûreté, sortons de ce bocage.

ÉLÉGIE

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