DAI»K«IS
Mais il faut terminer ces discours superflus, Car enfin, pauvre amant, la Diane n'est plus.
TIRCIS
Son funeste destin me la rend plus aimable; Puisqu'elle ne vil plus, elle n'est plus coupable. Encor qii'injuslement l'ingrate m'ait changé, Du tort (jii'eile m'a fait sa mort m'a trop vengé. Oui, Daphnis, le trépas de ma chère infidèle Est le plus grand des maux que j'ai soufferts pour elle Mais quittons ce discours, j'en crains le souvenir ; De mon cœur toutefois je ne puis le bannir.
BAPHIVIS.
Le récit importun de ta triste aventure Réveille la douleur et rouvre la blessure ; Cependant de l'ardeur qui couve dans ton sein Espère que le temps sera le médecin, El (|ue l'amour, touché de les cruel'e'^ peines, Arrêtera ton cœur en de plus douces chaînes.
TIRCIS
Mon feu ne finira qu'avec mon dernier jour. Et je n'espère rien du temps ni de l'amour