‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 158 sur 204 · LE VICOMTE · texte numérisé non relu

LE VICOMTE

On ne m'en a jamais donné, mon beau papa.

LA VESPIÈRE, bas à l'orpillo du Vicomte.

Quoi ! vous osez encore menlir en ma présence, Je vous élrillerai tantôt, mais d'importance ! Vous venez vous moucher... avec des sabots! Petit coquin ! ce soir nous en dirons deux mots. Mais sais-tu l)ien, baron, ([ue c'est un bon usage, De donner des sabots aux enfants en bas âge. Mon père, qui prcnoit grand soin de ses enlants, Nous en faisoit porter jusqu'à près de quinze ans; C'est la maxime aussi du vieux comte de Lerme.

LE B.VRON.

Le sabot rend le pied et plus droit et plus ferme.

LA VESPIÈRF.

Entre nous, mille fois je me suis étonné Qu'à monsieur le Dauphin on n'en ail pas donné. Mais les enfants des rois sont nourris comme d'autres. Ils sont pins négligés bien souvent que les nôtres. J'ai peur que de longtemps nous n'ayons à diner. Ai tendant que l'on serve, allons nous promener, Je te veux consulter sur une bergerie, Et nous ferons après un tour à l'écurie.

DE MALCROIX. 159

Page 1