‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 185 sur 204 · GALIMATIAS DU PÈRE MIMME · texte numérisé non relu

GALIMATIAS DU PÈRE MIMME

POUR HÉPOMSE A GROU.

C'est beaucoup présumer, Tirsis, je m'en irrite: Vous osez vous vanter que votre beau mérite, Votre feu, votre amour, ont su vous faire aimer. Croyez-moi, je vous prie, c'est par trop présumer. Jamais ne fut pour vous, dans mon cœur, dans mon Anio, Soupir ou passion, ni de feu ni de flamme.

1 Ce père les avoit belles.

DE MAUCFiOlX. 2o

Pourquoi dites-vous donc que l'on vous veut ravir Un objet qui sembloit déjà pour vous languir: El vous vous en prenez au bon père Herelle ! A quel sujet pour moi lui l'aire une querelle ? Vous fait-il quelque lort, si par ses instructions Il tire du péril mes inclinations?

Voulez vous écouter quel est notre entretien ? Le voici, croyez-moi... mais retenez- le bien : Ma fdle, me dit-il, que vous serez heureuse, De savoir éviter la vanité tronipeuse, De rechercher ici le repos assuré Que l'on ne trouve point dans un palais doré ! De tout ce que le monde à vos yeux représente, Dans cette solitude il n'est rien qui nous lente ; Et les biens et les maux ne nous pourront jamais Inspirer d'éviter ou troubler notre paix. Exempte d'embarras, vous n'aurez rien à faire, Que suivre notre règle et que nous satisfaire. Pour donc vous préparer d'une sainte façon, Il faut dans ce saint lieu vous faire la leçon.

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