‹ Œuvres diverses; publiéesChapitre 37 sur 204 · XCVI MAL'CROIX · texte numérisé non relu

XCVI MAL'CROIX

que l'on nommoit déjà Louis XIV, et que l'histoire deToit si justement appeler Louis-le-Grand. Ce sacre, accompli dans les circonstances que je viens d'indiquer, se fil sans beaucoup d'éclat. Cependant Maucroix, sans doute pour se faire pardonner le rôle qu'il avoit pris dans les scènes de la Fronde, crut devoir en célébrer les pompes. Son églogue, composée principalement pour préconiser et prédire au pays la gloire du règne qu'il inauguroit, est une imitation heureuse de la première églogue de Virgile. Elle touche profondément aux questions du moment et nous semble d'un grand intérêt pour le pays de Reims K En voici le début :

Paissez, chères brebis, mes fidèles compagnes, Et d'herbes et de ileurs dépouillez les campagnes, Vos malheurs sont passes, et le ciel a permis Que les avides loups soient vos seuls ennemis,

Tircis, berger des rivages de la Seine, aborde le berger Damon. 11 s'étonne, après ce qu'il a entendu dire de la dévastation des campagnes rémoises par les Espagnols, de voir les champs cultivés, en plein rapport, et l'aspect si riche du vignoble qui fait l'honneur de la Champagne. Damon lui désigne et

1 Elle parut pour la première fois dans le liecueil des poésies chrétiennes et diverses, dédié au prince de Conti, par M. de La Fontaine (t. m, p. 335). L'obscurité dans laquelle est restée cette collection, malgré le nom de son éditeur, qui, à la vérité, n'y a guère mis que son nom, fait que cette églogue est restée complètement ignorée. La nouvelle édition qu'en adonnée M. Walckenaer ne l'a qu'imparfaitement tirée de l'oubli.

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