SA VIE ET SES OUVRAGES. CLSXXIII
dre qui n'ait sujet d'envier voire bonheur. Appliquez-vous bien à conserver votre bonne fortune! ne soyez jamais assez insensé que de souhaiter autre cliose que ce que vous possédez, et laissez dire les gens : les rois ne sont pas si bien que vous êtes!... Vous connoitrez, si je ne me trompe, au style de celte lettre, que je suis un peu sombre. Il est vrai, je le suis, que sert de dissimuler? Les affaires graves ne sont guère mon fait; quatre petits tours de préau ^ valent bien mieux que tout cela: mais le monde ne sait pas donner le prix aux choses. »
Maucroix n'avoit prévu ni tous les embarras, ni tous les honneurs qui lui alloient incomber. Dans cette réunicm de ce que l'Eglise de France avoit de plus considérable et de plus illustre, Maucroix devoit encore tenir un des premiers rangs. Son génie bien connu, son titre de docteur in utroque, la vivacité de son esprit et la promptitude de sa rédaction le recommandoient plus encore que le nom de M. Le Tellier qui le présenloit. Il fut nommé secrétaire général de la session. Le moyen de refuser des fondions qui lui étoient dévolues par Bossuet et l'archevêque de Paris, et que les votes de l'assemblée, appnyés des plus vifs applaudissements, lui conféroient unanimement! Maucroix balbutia, fit ia révérence, et, tout ébahi, se prépara aux rudes travaux de l'emploi. Nous ne doutons
1 Le préau : c'ctoit la pelouse ou jardin de la cour du Chapitre.