CLXXXIV MAUCROIX
pas, en voyant figurer son nom au bas des plus célèbres délibérations, qu'il n'ait puissamment contribué à la rédaction de ces actes mémorables qui remuèrent si profondément la chrétienté. Mais il est curieux de l'entendre parler de sa colloboration au grand œuvre, du rôle qu'il joue, et du masque qu'il lui faut prendre!
« Combien d'ambassades ! j'ai failli en être décollé, je veux dire éloufTé ! Ils me veulent faire accroire qu'ils ont fait un choix ! il faut voir, diable emporte, si je les crois! Vult decipi, decipiatur. J'ai quasi envie de leur dire : Parbleu, Messieurs, médecins vous-mêmes !,.. »
Le 14 novembre il écrit à Favart : « Mon cher, ne vous scandalisez pas de ma paresse, le démon n'a pas le loisir de me tenter. J'ai trop d'afTaires; peu ou point de consolations en ce pays : tout le monde va ici en masques ; tout le monde, c'est-àdire moi, et peut-être que les autres n'en font pas moins : c'est bien longtemps avant le carnaval ! Pour moi, malgré les honneurs mondains, je trouve que la liberté est la meilleure de toutes les choses d'icibas. Quand la retrouverai-je? Quand vivrai-je à ventre déboutonné? Quand querellerai-je quelqu'un tout à mon aise, à l'ombre? Hélas! nulle de ces félicités à Paris, mais du mal il faut tirer du bien : je la goûterai mieux, cette liberté de tout faire, de ne rien faire si je veux. »
Après bien des longueurs et des discussions, l'afTaire de la Régale , cause ostensible de la réunion, tiroit à sa fin. L'assemblée reconnut le droit