APELLE, CAMPASPE, EUDORE
EUDORE , au fond du théâtre.
lis sont seuls ! l'instant est propice. Prenons bien vite mon crayon Et retouchons cet Apollon.
(Il va se placer derrière le chevalet sur lequel est posé le portrait d'Alexandre.)
Ah ! vous me grondez , cher Apelle !
Mon dessin , dites-vous , est froid et peu fidèle ! Oh ! je sais le moyen de vous rendre content ;
Car je m'en vais , dans cet instant ,
Bien observer votre figure ,
Et dessiner d'après nature
L'expression du sentiment.
Je ne pouvais trouver une meilleure place.
O la charmante invention !
(Il dessine, et avance de temps en temps la tête pour regarder Apelle. )