SCENE XII
APELLE , seul.
Ciel ! que dois-je penser?
Je ne lui vis jamais un front aussi sévère. D'où naît ce changement? que peut-il m'annçncer ?
Sa voix, ses yeux exprimaient la colère ! Pourrait-il soupçonner.... Hélas ! cette terreur Est de mon trouble affreux l'effet inévitable ! Oui, tel est le sort d'un coupable :
Il pense que chacun lit au fond de son cœur, Et pour lui tout mortel est un accusateur!... Ah ! l'avenir m'effraie , et le présent m'accable ! Que résoudre , grands dieux ! Campaspe va venir.
Il faut qu'ici je la revoie ; Et cependant mon cœur ne peut plus contenir L'amour brûlant auquel il est en proie ! Tout se réunit contre moi ^ De mon amour tout est complice :
Mon cœur, et les Dieux et le Roi M'entraînent dans le précipice.