SCÈNE XllI. idô
CAMP48PE
A cet égarement oses-vous vous lÎTrer?
Oubliez-vou»....
APELLR.
Je sais que le roi vous adore , Qu^il mérite un tendre retour, Que je suis indligoe en ce jour De Tamitté dont il m'honore :
Je me déteste , je m*ablu>rre ; Mais je ne puis étouffer mon amour.
CAMPASPB.
Que dites-vous ? quel délire est le vôtre ?
Apelle , remettez votre esprit agité.
Cet imprudent aveu , que j*ai tant redouté,
Va , je le sens , nous perdre Tun et Tautre. Ah ! pourquoi votre voix mVt-elle révélé Ce que jamais elle n'eût dû m'apprendre? Votre trouble , vos yeux m'avaient déjà parlé , Et je n'avais, hélas ! que trop su vous entendre!
APBLLB.
Dieux ! il se pourrait !
CAMPASPE
Ëh! comment Aurais-je de l'amour méconnu le langage ? On devine facilement Le sentiment que Ton partage.
APBLLK.
Ah ! du sort ennemi je ne crains plus les coups; De joie et de bonheur mon ame est enivrée ! Je vous chéris, je suis aimé de vous....
GAMPASPE.
Le roi !... grands dieux ! sa perte est assurée.