SCÈNE XIV. Î
Je veux que ma vengeance égale L amitié que j*avais pour toi.
CAMP4SPF.
Non, Seigneur, non, c'est moi qui suis seule coupable. Apelle d'un forfait nVilt point été capab!<!;
Il chérissait son maître et la vertu.
Ce feu qui vous irrite , il Tavait combatt;i :
Il en eût triomphé peut-être ;
Mais à ses yeux j*ai fait paraître
I>e secret qu'enfermait mon cœur : Cest moi qui Tai contraint d'avouer son ardeur. Égaré , n'écoutant qu'une aveugle espérance ,
11 s'est expliqué sans détour.
Pouvait-il garder le silence ,
lorsqu'il était certain d'avance
D'obtenir un tendre retour?
Ah ! respectez en lui les vertus , le génie.
Que votre vengeance, en ce jour.
Sur moi seule soit assouvie !
Si vous voulez punir les fautes de Tamour,
C'est moi qui dois perdre la vie.
APELLE
Campaspe !
\LF.XANDRF.
Ail ! vous le trahissez ; Vous augmentez son crime en prenant sa défense. Rien ne peut me Ûéchir: vous l'aimez, c'est assez; Votre bouche elle-même a dicté sa sentence.