ALEXANDRE, APELLE, CAMPASPE, EUDORE
EU DORE , qui est entré dans le courant de la scène précédente.
Seigneur, j'embrasse vos genoux !
Accordez-moi la grâce de mon maître.
ALEXANDRE
Jamais.
EUDORE
Son cœur n*a pu vous méconnaître ; Pardonnez-lui.
CAMPASPE
Laissez fléchir votre courroux.
ALEXANDRE
Un ingrat !
EUDORE
Non , Seigneur, soyez sûr qu'il vous aime; Et chaque jour son plaisir le plus doux Est de m'incpirer à moi-même Les sentiments qu'il a pour vous.
( Alexandre jette un regard d'indignation sur Apelle. )
Ah! Seigneur, vous pouvez m'en croire.
De vos exploits il me trace l'histoire : Il m'apprend à connaître, à chérir vos vertus; Vous offre à mes regards soulageant la misère
Des ennemis à vos pieds abattus,