VALCOUR , MARCEL
MARCRL.
Ëh bien , de mon jeune homme ^tes- vous satisfait?
VALCOUR
Mais c*est un vrai cadeau , Marcel , que tu m'as fait.
MARCEL
Il parle habilement sur toutes les matières.
VALCOUR
Je t*assurc qu'il a de fort bonnes manières. Ce garçon-là me plaît, il est fort h mon grë : Il pourra m'étre utile et je l'avancerai.... Un carrosse entre ici.... Sache qui ce peut être.
MARCKL, à U fenêtre.
Une femme.
VALCOUR
Une femme?
MARCEL
Oui ; de cette fenêtre On ne peut distinguer.... il nie .semble pourtant.... Je vais m*en éclaircir et reviens à l'instant.
VALCOUR, seul.
Bien ! je suis seul ; voyons ce que dit Roberville.
(Il lit.)
a Mon cher Valcour, j'ai lu le pamphlet avant de « l'envoyer à l'imprimeur, et je m'empresse de vous « en témoigner ma reconnaissance ; il servira parfaiteu ment mes desseins. Tous les faits que vous imputez à « Solange sont vrais au fond, ce qui était fort impor- « tant ; mais vous les avez présentés avec tant d'adresse, « qu'ils deviennent , sous votre plume, les imputations « les plus graves : Solange ne s'en relèvera jamais.
<f J'ai vu avec plaisir que vous avez suivi mon conte seil, et que vous vous êtes servi d'une main incon- « nue pour faire copier le manuscrit. Votre écriture « ou la mienne ne doivent point paraître. L'imprimeur « est sûr, mais cette précaution pouvait seule me tf tranquilliser. »
Oui, la main de Saint-^CIair nous était fort utile ; Il est discret, soumis , et voit comme je veux.
« Ainsi, mon cher Valcour, je vais, grâce à vous, « être délivré d'un concurrent redoutable, et parvenir « au but de mes désirs. Alors je pourrai tout pour « vous ; alors, j'aurai le bonheur de vous arracher a à des travaux qui sont au-dessous de vos talents, et