‹ Œuvres dramatiques (volume 2)Chapitre 164 sur 363 · VALCOUR , MARCEL · texte numérisé non relu

VALCOUR , MARCEL

MARCRL.

Ëh bien , de mon jeune homme ^tes- vous satisfait?

VALCOUR

Mais c*est un vrai cadeau , Marcel , que tu m'as fait.

MARCEL

Il parle habilement sur toutes les matières.

VALCOUR

Je t*assurc qu'il a de fort bonnes manières. Ce garçon-là me plaît, il est fort h mon grë : Il pourra m'étre utile et je l'avancerai.... Un carrosse entre ici.... Sache qui ce peut être.

MARCKL, à U fenêtre.

Une femme.

VALCOUR

Une femme?

MARCEL

Oui ; de cette fenêtre On ne peut distinguer.... il nie .semble pourtant.... Je vais m*en éclaircir et reviens à l'instant.

VALCOUR, seul.

Bien ! je suis seul ; voyons ce que dit Roberville.

(Il lit.)

a Mon cher Valcour, j'ai lu le pamphlet avant de « l'envoyer à l'imprimeur, et je m'empresse de vous « en témoigner ma reconnaissance ; il servira parfaiteu ment mes desseins. Tous les faits que vous imputez à « Solange sont vrais au fond, ce qui était fort impor- « tant ; mais vous les avez présentés avec tant d'adresse, « qu'ils deviennent , sous votre plume, les imputations « les plus graves : Solange ne s'en relèvera jamais.

<f J'ai vu avec plaisir que vous avez suivi mon conte seil, et que vous vous êtes servi d'une main incon- « nue pour faire copier le manuscrit. Votre écriture « ou la mienne ne doivent point paraître. L'imprimeur « est sûr, mais cette précaution pouvait seule me tf tranquilliser. »

Oui, la main de Saint-^CIair nous était fort utile ; Il est discret, soumis , et voit comme je veux.

« Ainsi, mon cher Valcour, je vais, grâce à vous, « être délivré d'un concurrent redoutable, et parvenir « au but de mes désirs. Alors je pourrai tout pour « vous ; alors, j'aurai le bonheur de vous arracher a à des travaux qui sont au-dessous de vos talents, et

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