SCÈNE VI
MARCEL, ELMI^E, VALCOUR.
( Elle entre précédée d*UD domettique qui va pUcrr *ur no menble une superbe pièce d'argenterie, rn partie enveloppée.)
B L M I R t. , an domnitique .
Sortez.
VALCOUR
Mademoiselle, Quel fortune hasard....
ELMIRE
Moi?
Sérieusement.
Je viens pour vous gronder.
VALCOUR
ELMIRE
VALCOirR.
Puis-je vous demander Quel est mon crime , au moins?
ELMIRE
Ixîdoufe est admirable!
Vous êtes, voyez-vous, un homme abommable.
Par nos amis communs je vous ai fait savoir Quel extrême désir j'ai de vous recevoir; Mais en vain de ma part sans cesse on vous invite : 11 faut que ce soit moi qui vous fasse visite.
VALCOUB.
Jamais de votre part aucun de nos amis....
ELMIRE
Serait-il bien possible! ils m'avaient tant promis.... C'estaffreux!...C'estqu'ilssontjaloux desjournalistes... Mais demain à dîner j'aurai quelques artistes; Ne consentez- vous pas à nTè dédommager?
VALCOIIR.
J'avais déjà promis.... j'irai me dégager.
ELMIRE
A la bonne heure. Ah ça, vous pensez, j'en suis sûre,
Qu'avide de louange et craignant la censure,
Je veux à votre plume imposer un tribut?
Eh bien , vous vous trompez, ce n'est pas là mon but.
Vous le savez, Valcour, dans l'art que je cultive ,
Jamais jusques à nous la vérité n'arrive.
Tantôt nous rencontrons d'injustes détracteurs;
Tantôt il faut souffrir les sots adulateurs,
Dont chaque soir l'essaim , qui remplit notre loge.
En frondant nos rivaux entame notre éloge.
Mais un ami qui sache indiquer une erreur,
Louer sans complaisance et blâmer sans aigreur,
Qui dans notre intérêt sur nos défauts s'explique,
Et toujours nous instruise alors qu'il nous critique;
Un ami, protecteur de nos pas chancelants.
Dont la sévérité croisse avec nos talents,