ACTE II, SCÈNE VI
Et qui vienne au besoin , pousse d*un zèle austère, Opposer sa franchise aux bravos du parterre : Voilà ce qui nous manque! et pour ne rien cacher. Auprès de vous voilà ce que je viens chercher.
VALCOUR
Vous n'en sauriea douter, un pareil choix m*honore.
RLMIMI*:.
Me refuserez-vous la grâce que j'implore?
VALCOUK.
Mais puis-je....
KLMIRK.
Point de mais.
VALCOUR
Vous le voulez?
KLMIRF.
Gomment!...
VALCOUR
Il faut donc obéir.
ELMIRE
Ah ! vous êtes charmant ! Eli bien, sans difTërer, prouvez-moi votre zèle. Vous m^avez vue hier dans la pièce nouvelle : Que pensez-vous? voyons.
VALCOUR
Que vous avez chanté Comme un ange.
RLMIRK.
DMionneur?....
VALCOUR
Vous m'avez enchante
Une méthode, un goût! des sons d'une justesse!... Vous avez enlevé le succès de la pièce.
ELMIRE. ,
Qui, moi? je n'ose croire....
VALCOUR
! /rf»d Oui, le fait est constant.
ELMIRE
si vous avez été, Valcour, un peu content, Demain dans le journal dites-en quelque chose.
VALCOUR
Gomment donc ! c'est aussi ce que je me propose.
MARCEL, à part.
Oui , l'article est galant!
ELMIRE
Vous me ferez plaisir.
Quel ami plus sincère aurais-je pu choisir! Mais oserai-je aussi vous parler sans réserve? '
VALCOriR. *
C'est m'obliger.
ELMIRE
Eh bien, dans le monde on observe Que vous êtes parfois un peu trop indulgent. . , ., /
VALCOUR
Croyez- vous?
^» vw» ELMIRE.
Qu'il faudrait être plus exigeant.
Florise est grimacière, Églé n'a point de grâce, Toujours dans ses points d'orgue Aminte s'embarrasse; N'en convenez- vous pas? vous les louez pourtant. Cela vous fait grand tort.