SCÈNE IV
SAlNT-CLAlR, DUBUISSON, VALCXJLK.
Dl) BUISSON.
Ses plcun auront bientôt cesM*.
D*un tel affront son cœur e( s'indigne et » irrite; Mais rainour n*u point part au trouble qui Tagite.
VALCOtR.
Agatbe, en son dépit, croit n'avoir plus d'amour; Mais peut-être, plus calme, avant la fui du jour, Regrettant d'avoir fait d'imprudentes promesses....
DUBLISSON.
Voilà-t-il pas encor de vos délicatesses!
VAI.COlîH.
On pourrait différer, monsieur.
UVBVlSSOJi.
Point de répit.
Non ; ma fille consent : que ce soit par dépit , Par vengeance, n'importe; elle est bonnêtc et sage. Et Ton peut, sans amour, faire très-bm» ména|;e.
SAINT-CLAIR
Ajoutez que ma sœur ne saurait plus aimer Un bomme que son cœur a cessé dVstimer.
Dl BUISSON.
Oui , c'est cela ; voilà ce que je voulais dire.
VALCOIJR.
Ab ! je sens qu'aisément on croit ce qu'on désire. I. U
( Passant entre Saint-Clair et Dubuisson. )
O mes amis, pour moi quel heureux avenir! J'aurai donc le bonheur de vous appartenir!
SAINT-CLAIR
Dans mon meilleur ami je vais trouver un frère.
Je brûlais de conclure une union si chère : Tout réussit enfin au gré de mes souhaits.
VALCOUR
Cependant votre frère avait d'autres projets. Il protège Belval , le conduit, l'encourage : Sans doute cet hymen n'aura pas son suffrage.
DUBUISSON
Nous nous en passerons.
VALCOUR
Il me hait, m'a-t-on dit.
DUBUISSON
Qu'importe?
VALCOUR
Sur Agathe il a quelque crédit; Il n'épargnera rien pour me nuire auprès d'elle.
DUBUISSON
Oh ! je saurai mettre ordre à ce prétendu zèle. Et, sans plus différer, je vais dès aujourd'hui L'engager poliment à demeurer chez lui.
Mais terminons d'abord notre importante affaire. Pour presser le contrat, je vais chez mon notaire. Je ne vous parle pas du cautionnement : Demain il sera prêt. Je le trouve aisément