ACTE V, SCtNK IL 3g
OUBt7lft80N.
Oui, le hasard a détruit votre espoir.
Justine m'a conté la scène d*hier soir.
VAt.roUR.
Justine ?
D*ici près elle a pu tout entendre.
Ah ! Justine....
DITBDtSSOIf. •
A ce coup aurais-jc dû ui attendre '..,
VALCODH . à pmn.
Quel fortuné hasard !
DirBUissorr.
Vous voyez, je sais tout.
VALCOUR , à part.
Ma foi, profitons-en, poussons jusques au bout.
DUBllISSOIV.
Vous ne répondez rien ?
VAI.COLR.
Ah î cessez de le croirr.
Qui? Saint-Clair, votre fils aurait flétri sa gloire' Non , je ne puis penser.. .
DU BUISSON
Tout parle contre lui.
VALCOUR
Monsieur, dans quelque piège on rentraineaujourd'hui.
DlIBUISSON.
Ah! son indignité n*est que trop véritable' I. iô
Accepter le cartel, c'est s'avouer coupable!
Un cartel!., malheureux !..que vais-je apprendre, hëlas!
V4LCOUR.
Rassurez- vous, monsieur, ils ne se battront pas.
DUBUISSON
Eh ! peut-il éviter, lorsque l'honneur l'exige....
VALCOUR
Ils ne se battront pas; ne craignez rien, vous dis-je. Je vois leur but, malgré les détours qu'ils ont pris; ' C'est à moi qu'on en veut, non pas à votre fils.
DUBUJSSON.
A vous?
VALCOUR
J'en suis certain , croyez-en ma parole, Tout ce bruit n'est, monsieur, qu'un prétexte frivole. En accusant Saint-Clair d'un prétendu pamphlet , Dont il n'est pas l'auteur....
DUBUISSON
Ah ! Valcour, s'il vous plaît , Ne le défendez plus.
VALCOUR
Mais daignez, je vous prie....
Eh bien, soit : supposons que par étourderie Il ait tracé l'écrit qu'on dit si criminel , Uu oncle viendrait-il provoquer un duel ? On attaque Saint-Clair, mais c'est pour mieux m'atteindra; A trahir son ami l'on prétend le contraindre; Car, Dormeuil (je vous dois cet important aveu), Dormeuil a dès hier emmené son neveu.
Dans quel but? Cette nuit ils ont mis leur étude