ACTE V. SCÊ^E II
A vaincre set remords et son incertitude;
Et pctit-^trr leurs iioins, chassant tout repentir,
A m*accuscr, monsieur, l'auront fait ron«*ntir.
Dt7Bt)iSSON.
Mon 6ls?
vAicorn.
Pour vous tromper on prépare la voie.
Songez h ce pamphlet quVn hâte on vous envoie; Et par qui ? par Marcel !. . . Le piëgc est bien dressi» ! . . Marcel est un fripon qu*hier soir j'ai chassé : Il se sera vendu; Tintérét , la vengeance. L'auront mis aisément de leur intelligence; Il va jouer un rôle, et, s'il en est besoin. Il viendra contre moi leur servir de témoin. Tel est leur but, monsieur, rien n'est plus véritable.
Dl BUISSON.
En effet , tout cela me semble assez probable. Mais pourtant quand un fait est aussi positif....
VALCOITK.
Votre frère est doué d'un génie m vent if; Quelque fable par lui vous sera débitée : Saint-Clair aura peut-^tre écrit sous ma dictée... Que sais-je?... il suffira d'un prétexte grossier.
DUBUISSOll.
De ces sottises-là qu'il ose me payer.
Nous veri-ons! Pens€»-t-il qu'aisément on nie joue?
VALCOYIR.
Oui, c'est là sa pensée, en public il l'avoue. Vous n'êtes, selon lui (pardon, j'y suis force),
Qu'un homme sans moyens, un bourgeois renforcé, Dont la simplicité va jusqu'au ridicule.
DUBUISSON
L'insolent! il verra si je suis si crédule ! Ah! monsieur l'avocat!... je ne suis plus surpris S'il prenait avec moi certains airs de mépris.... Morbleu! n'espérez pas que je sois votre dupe.
VALCOUR
Vous voyez maintenant le soin qui les occupe.
DUBUISSON
Si je le vois! D'abord ils sont tous contre vous; Votre perte est leur but, leur espoir le plus doux.
VALCOUR
J'en ai peur.
DUBUISSON
J'en suis sûr, vous dis-je ; et l'on espère Que je vais bonnement croire à cette chimère.
VALCOUR
£h ! mais....
DUBUISSON
Vous supposer sans honneur et sans foi.
VALCOUR
En effet.
DUBUISSON
Vous prier de sortir de chez moi.
Sans doute.
DUBUISSON
Et, me rendant aux vœux de ma famille. Accueillir ce Belval et lui donner ma fille.